Les résultats du premiers mois de l'année n'ont pas forcément donné du baume au coeur des deux constructeurs français. Le groupe Renault (Renault, Dacia, Alpine, Lada etc, à l'exclusion de Nissan et de Mitsubishi) a vendu 260 140 véhicules particuliers et utilitaires dans le monde, un résultat en baisse de 9,9%. PSA (Peugeot, Citroën, Opel, DS) a immatriculé un tout petit moins (242 500 VP et VU), mais la chute a été plus abrupte : -24,8%.

L'Europe a pourtant été une nouvelle fois un sanctuaire pour les marques françaises. Le groupe Renault y a globalement progressé de 0,6% en janvier, surtout grâce à Dacia qui a vu ses ventes bondir de 10,8% (en VP) tandis que Renault, toujours sur les VP, a baissé de 8,6%. PSA n'a reculé que de 4,2% sur son continent d'origine, car Citroën, avec +2,7% de ventes, est parvenue à limiter les baisses vues au sein des autres marques.

Ce sont en réalité la Chine et l'Amérique du Sud qui n'ont pas été favorables aux constructeurs français en janvier : -24% pour le groupe Renault sur le périmètre "Asie-Pacifique", -61,7% pour PSA, qui a continué de voir ses ventes patiner. Peugeot surtout (-65%), Citroën ensuite (-58,5%), et en dépit du fait que DS, tombé au plus bas, est parvenue à vendre 7% de véhicules en plus aux Chinois.
L'Amérique latine aussi s'est montrée plus cruelle pour PSA que pour Renault. Le constructeur sochalien y a vu ses immatriculations chuter de 28,5%, tandis que pour Renault, la baisse enregistrée a été de -11,9%.

Au niveau mondial, la marque Renault a perdu 19,2% de ventes en janvier et Peugeot 41,4%. Une partie de la baisse de Peugeot est due à l'arrêt des ventes en Iran suite au retour des sanctions américaines en avril 2018.