Alors que le bilan 2012 du contrôle technique peine à sortir des bureaux de la Sécurité routière, le groupe Dekra Automotive affiche un chiffre d'affaires sur ce secteur de 76 millions d'euros en France (sur un chiffre d'affaires total en France 399 millions d'euros) pour une part de marché de 25,5 % dans le contrôle des véhicules légers. Mais selon l'industriel, la rentabilité s'est une nouvelle fois dégradée.

Les mêmes effets produisent les mêmes causes. Le marché français, complètement mature, souffre toujours d'une multiplication du nombre de centres pour un volume qui reste globalement stable. L'année dernière, 174 nouveaux centres ont vu le jour, ce qui porte le maillage sur le territoire à plus de 5 800 unités. Le groupe Dekra en dispose de 1 517. Dans le même temps, le nombre de contrôle aurait juste progressé en volume de 0,9 %. 

 « Beaucoup de professionnels de l'automobile continuent de se recycler dans le contrôle technique car l'activité de réparation se dégrade. Mais de 3 000 contrôles en moyenne par an, ces derniers aujourd'hui n'en font plus que 1 800 ce qui entraîne une forte baisse de la rentabilité, entre 2 à 3 fois inférieure à celle enregistrée dans les centres de contrôle poids lourds », explique Nicolas Bouvier, président du réseau Dekra Automotive.

Facteur agravant : l'arrivée de structures qui mettent en place des contrôles low cost, qui selon Axel Noack, président de Dekra France « casse l'image et dévalorise la prestation. Mais cette stratégie a surtout un effet psychologique dévastateur
En volume, ces contrôles low cost ne représentent que 3 % du marché en France. Mais les conséquences sur les prix sont énormes. 


Pour l'instant, le groupe ne dispose d'aucune information stable quant à la nouvelle réglementation qui selon Dekra  voit sa "copie" modifiée quasiment chaque semaine. 

Enfin Dekra France affiche une progression intéressante de son activité remarketing VO malgré la baisse des restitutions des loueurs de longue et de courte durée. L'unité génère aujourd'hui 33 millions de chiffres d'affaires en progression de 14 % par rapport à 2011. Une croissance qui se base en partie sur la partie coaching VO des réseaux de marques.