Volkswagen a "en grande partie" tenu ses promesses envers les clients européens lésés par le scandale des moteurs truqués, a annoncé la Commission européenne, qui regrette tout de même les efforts a minima du groupe.

"Volkswagen a en grande partie respecté le plan d'action promis mais leur état d'esprit vis à vis des consommateurs européens reste ce que j'appelle « penser petit »", a déclaré la commissaire européenne pour la défense des consommateurs, Vera Jourova, lors d'une conférence de presse, en référence au slogan "Think small" de Volkswagen pour son modèle Coccinelle.

Selon la Commission, le taux de traitement des 8,5 millions de véhicules dans l'Union européenne équipés de logiciels fraudeurs atteint désormais 80%. Mais de grandes différences existent entre états membres : ainsi, le taux est de 96% en Allemagne et seulement de 36% en Roumanie.

"La Commission européenne et les autorités (nationales) de consommation regrettent que la compagnie n'ait pas donné une garantie totale et claire en cas de problème après les réparations", a souligné Vera Jourova. Elle s'est tout de même félicitée de la décision du groupe Volkswagen de continuer les mises à jour gratuites des logiciels jusqu'à la fin 2020.

Dans le sillage du scandale du dieselgate, l'exécutif européen s'est trouvé dépourvu pour prendre des sanctions à l'encontre de Volkswagen ou d'autres constructeurs automobiles soupçonnés de produire des moteurs diesel non conformes à la législation communautaire sur les émissions de gaz polluants. Il a présenté en avril une proposition visant à muscler son arsenal législatif, en permettant des sanctions financières ou encore créant la possibilité de lancer des recours collectifs dans toute l'Union européenne. Ces propositions sont entre les mains des deux législateurs européens, le Parlement et le Conseil (les Etats membres).


(AFP)