Au cumul, la marque dégrade sa position à 2,4 % du marché, avec un volume à – 17,7 %. L’accumulation de difficultés pèse lourd et la transition des motorisations vers le règlement WLTP n’est toujours pas achevée. « Des versions de l’A3 et du Q2 sont encore indisponibles, indique un directeur de groupe. Ce sont juste les deux produits phares en volume pour la marque... » Certains Q3 sont également concernés. Ces trois modèles ont dévissé respectivement de 54,1 % (A3 toutes versions), 14,3 % (Q2) et 63,8 % (Q3).

S’ajoute un second phénomène : « Le “run-out” des A1 et Q3, modèles qui seront remplacés en fin d’année. Les volumes manquent. Nous ne livrons que nos stocks, d’où la baisse des deux tiers de nos ventes sur ces deux modèles », synthétise le panel.

Mais il y a plus difficile, selon nos interlocuteurs. « La marque paie aujourd’hui la facture d’un dieselgate auquel elle avait échappé voici trois ans, estiment beaucoup de distributeurs. Les clients sont peu en confiance, il faut énormément expliquer avant de vendre un modèle. » En outre, la fiscalité pénalise fortement les marques premiums. « Une année noire et très difficile pour nous », résument ainsi nombre de concessionnaires. 2019 sera un tout autre cru, grâce à un plan produits en mouvement (A1 Sportback et Q3). Il faudra tourner la page...

Prévision novembre

Pour le panel, les prises d’ordres ressortent à – 31 %, ce qui s’ajoute aux – 23 % de septembre et – 13 % de l’été. Les portefeuilles sont inférieurs à quinze jours dans le réseau, un fait totalement anormal.


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