Sur le terrain, c’est la désorganisation. « Nous n’avons pas le choix, indique le directeur d’un groupe. Il faut signer des plans d’approvisionnement pour aider la marque à déstocker et pour pouvoir vendre des autos avec des aides conséquentes. » Les concessionnaires s’engagent sur des volumes d’achat de Juke en diesel et de Qashqai en essence pour obtenir les moyens commerciaux en contrepartie.

« Nous entrons en phase d’actions permanentes pour tenter de rendre supportable la fin de l’année », résume ce concessionnaire.

« 500 € par mois, c’est difficile »

La marque demande aussi de capitaliser sur la Leaf. « On va obtenir des  approvisionnements supplémentaires d’ici au premier trimestre de 2019. La transition écologique, c’est bien, mais payer un véhicule électrique 500 € par mois est difficile à expliquer à un client, même si le coût global est équivalent au thermique. »
Au registre des nouvelles perturbantes, la décision du gouvernement de fiscaliser les pick-up. « Le Navara devient quasiment impossible à vendre, puisque le double-cabine est maintenant sujet au malus (de 9 353 à 10 500 €) et à la TVS. Avant, ça nous permettait d’en faire un véhicule de direction distinctif. On se bat pour conserver le King Cab. Mais la niche dont nous profitions est en voie d’extinction. » L’ambition de Nissan – 2,5 % de part au dernier trimestre – est conditionnée à deux mois d’intense braderie dans le réseau. 

Le chiffre du mois 41,9 % : Le pourcentage d’autos placées en VD en octobre.

Prévision novembre

Les commandes diminuent de 9 % sur le mois. Elles incluent celles de VD à la marque. Elles chutent d’au moins 10 points supplémentaires en réalité (notre panel est
à – 25 %). La fin d’année est totalement axée sur les promotions de déstockage.

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