Il ne faut bien entendu tirer aucune conclusion de cette chute de septembre, si ce n’est l’incurie du groupe à anticiper le protocole mondial WLTP. Plus signifiante est la performance de la marque au cumul : 2,5 % de part, – 13,2 % en volume. Audi est tout simplement en perte de vitesse à deux chiffres sur tous les canaux de ventes en France cette année, un phénomène rarissime. En cause ? « La fiscalité automobile, les malus, la TVS assise sur le CO2, répond notre panel.Cette dernière touche beaucoup plus les marques premiums, qui immatriculent d’importants volumes auprès des professionnels. La gamme est aussi en cause. »
Le Q2 tient la route, avec près de 17 % du volume d’Audi au cumul, suivi du duo constitué de l’A3 (qui s’essouffle, – 28,5 % et 16 % du total) et de l’A1 (qui tient bon, – 3,7% et 15,9 %). Le Q5 est sans doute le meilleur contributeur de marge cette année : + 27,1 % et 11,8 % des immatriculations.

Sobriété et efficacité

Sur le Mondial, Audi n’impressionne plus. Finie la démonstration de force de 2016 (Vorsprung durch Technik), finies les forêts de leds suspendues à un treillage de métal noir, place aux produits seuls dans un décorum sage et moins coûteux. Les nouveautés sont l’A1 Sportback (une seule carrosserie à cinq places), le nouveau Q3, nettement optimisé, et un vaisseau amiral pour la famille e-tron, l’e-tron 100 % électrique. La présentation d’une nouvelle A1 (commercialisation en fin d’année) exclusivement en carrosserie Sportback peut dérouter une partie de la clientèle actuelle. C’est un pari qu’il faut remporter, Audi en a un besoin vital pour 2019.

Le chiffre du mois 2,5 % : c’est la part d’Audi sur neuf mois. La marque est à la troisième place du premium allemand.

Prévision octobre

Les prises d’ordres sont en chute de 23 % pour notre panel. Elles succèdent à plusieurs mauvais mois. Octobre ne devrait pas être un mois fort.