Les immatriculations de septembre le démontrent, avec – 2,6 % par rapport à septembre 2017 et un jour ouvré de moins. à jours ouvrés comparables, le marché VUL serait donc même en progrès de 2,2 %. « C’est logique, nous dit ce directeur d’un groupe distribuant Renault. Nous avions déjà dans la gamme les motorisations avec AdBlue sur les Trafic et Master, seul le Kangoo manquait à l’appel en homologation WLTP. C’est désormais réglé, nous n’avons plus aucun souci. » En effet, la fourgonnette Kangoo a progressé de 13,4 % en immatriculations sur le mois et demeure largement en tête du hit-parade des utilitaires légers en France.
Même constat de stabilité chez PSA, Ford et Fiat. Peugeot est stable en volume, à 17,6 % de part. Chez Citroën, la relative timidité des immatriculations (– 4,5 % et 15 % de part en septembre, contre 16,4 % au cumul) s’explique par la transition entre le précédent Berlingo en fin de vie (– 25,3 %) et le lancement du tout nouveau modèle (déjà en vente en VP), dont les effets bénéfiques se constateront ces prochains mois.
 

L'évolution des commandes d'utilitaires légers.

Retards jugulés

Chez les marques importées, c’est Ford qui tire avantage de la cohérence de sa gamme : + 24,3 % d’immatriculations, à 9 % du marché. Les retards dans les livraisons sont maintenant jugulés sur le Transit et expliquent cet important rebond. Le modèle est, sur le mois, deuxième au hit-parade des utilitaires avec 2 433 immatriculations (+ 52,9 %), devant le Renault Master.
Les autres marques ont toujours autant de mal à résister au pressing commercial permanent qu’imposent les marques françaises. Opel reste éprouvée en VUL par la reprise de PSA. Les modèles manquent dans les livraisons (– 23,4 %). Volkswagen a perdu 17,6 % d’immatriculations sur le mois, mais reste à un peu plus de 4,3 % du marché de l’utilitaire en France et résiste bien en commandes, à + 6 %, grâce au Crafter. Mercedes-Benz, enfin, avec – 5,7 % d’immatriculations sur le mois (4,2 % de part, quatrième marque importée derrière Fiat, Ford et Volkswagen), ne profite pas encore du succès en commandes de son nouveau Sprinter (en recul de 4,2 % dans les immatriculations de septembre). La fin d’année devrait être plus positive pour la marque à l’étoile.