Après les éditions de Rouen (2017) et de Paris (2016), Electric Road s’installe cette année pendant deux jours à Nantes (18 et 19 juin 2018), et revendique désormais « le statut de grand congrès, après être né comme une petite conférence », dixit Jean-Patrick Teyssaire, président du club Electric Road.

En présence de la ministre des Transports Elisabeth Borne, l’événement s’articulera autour de conférences, mais aussi d’un espace d’exposition réunissant 40 acteurs de l’écosystème en formation de l’électromobilité. Au programme, les problématiques de la mobilité individuelle, des transports de personnes, mais aussi des transports de marchandises. Avec une volonté de poser des jalons de réflexion, bien entendu, mais aussi de trouver des points d’ancrage concrets, assurés par les démonstrations de Navya ou des premiers e-busway par exemple. « Cette édition nantaise s’annonce sous d’excellents auspices et le plus difficile aura finalement consisté à boucler le financement de l’événement », glisse Jean-Patrick Teyssaire. Parmi les soutiens de premier plan, on peut citer Man, Nissan, EDF et la SNCF, sans prétendre à l’exhaustivité et sans oublier la région et la métropole pour les actions de communication.

Pas de tabula rasa à l’horizon


A la question de savoir si cette édition sera charnière, beaucoup d’experts et d’observateurs affirmant que l’alignement des planètes se profile -enfin- pour l’électromobilité, Jean-Patrick Teyssaire répond avec prudence : « J’ai la conviction, qui ne date pas d’hier soit dit en passant, que l’électrification est indispensable, mais je ne fais pas non plus partie des ayatollahs du véhicule électrique qui pensent qu’il rime avec une tabula rasa. A mon sens, les motorisations thermiques ne vont pas disparaître et on se dirige vers un mix énergétique, incluant aussi gaz et biogaz, pour les décennies à venir. Dans ce cadre, l’électrification va s’intensifier, notamment pour les bus et les trains à très court terme. Ce phénomène n’est pas à opposer à la voiture particulière et j’insiste sur le fait que la fin de la voiture particulière n’est ni réaliste ni souhaitable, y compris en ville. Il s’agit d’en réduire le nombre et d’en optimiser l’usage, ce qui relève du bon sens ».

Electric Road tentera donc de devenir un hub entre expertises BtoB et communication auprès du grand-public, entre experts de différents métiers et de différentes spécialités, pour créer des espaces de porosité et d’échanges entre plusieurs plateformes de savoir et de savoir-faire.