Par le biais de l’Anfac, les constructeurs automobiles appellent de leurs vœux la mise en place d’un système d’aides à l’achat de véhicules neufs dits « propres », notamment 100% électriques ou hybrides. Il s’agit de stimuler le marché des énergies alternatives et l’Anfac demande aux pouvoirs publics un plan homogène à l’échelle de l’Espagne, afin de ne pas créer de distorsions au gré des régions. Les constructeurs évoquent une enveloppe budgétaire d’au moins 300 millions d’euros pour une période de deux ans.

Cette revendication intervient alors que l’Espagne n’a pas mis en œuvre le plan d’incentives prévu pour 2017. « L’argent est là, puisque cette décision avait été votée », rappelle pourtant Jose-Vicente de los Mozos Obispo, président de l’Anfac et par ailleurs membre du comité exécutif du groupe Renault. Un budget de 50 millions d’euros avait été validé pour l’aide à l’achat de VN à énergies alternatives et plus de 15 millions d’euros avaient été provisionnés pour le développement des infrastructures de charge. 2018 allant s’achever, l’idée serait de démarrer 2019 avec un plan ambitieux pour les deux exercices à venir. Pas évident si on se souvient que le Plan de soutien aux mobilités alternatives a été rejeté début septembre par la commission de transition écologique du Sénat... Dans un contexte politique général de surcroît très troublé.

Jose-Vicente de los Mozos Obispo indique qu’il en va aussi de l’intérêt de l’Espagne. En effet, grand producteur de véhicules, le pays va recevoir la production d’une dizaine de nouveaux modèles dans les mois à venir, notamment les versions hybrides rechargeables du groupe Renault. « Les efforts des constructeurs ne peuvent pas rester isolés. Il faut aussi des mesures susceptibles de stimuler le marché et qui permettent à l’Espagne de ne pas rester au fond de la file », souligne l’Anfac.