Trop de SUV tue le SUV ! Si cette carrosserie règne en maître avec la berline sur le marché français par sa croissance hyper dynamique, une petite accalmie ne ferait pas de mal, non ? Et ce, à grand coup de monospaces pourquoi pas ! Alors oui, certains les raillent peut-être, les qualifient de dépassés ou ont oublié qu’ils existent encore, mais Mercedes-Benz y croit et tente une nouvelle fois le pari du monospace compact avec la nouvelle génération du Classe B.
Sa success-story (1,5M d'unités vendues dans le monde depuis son lancement en 2005) a conforté le constructeur allemand à revoir les gammes du modèle B pour 2019, d’autant que son concurrent direct BMW Série 2 Active Tourer, restylé en 2018, convoite autant le canal des ventes à entreprise. Respectivement, le business BtoB représente plus de 25% de part sur le total de ventes de Classe B (voir parole d’expert ci-dessous) et près de 30% pour le modèle BMW. Alors plutôt que de se cantonner à des qualités familiales (coffre de 488 litres, banquette coulissante et dossier avant repliable disponibles en été 2019), la nouvelle génération du Classe B s’offre du confort mais surtout une artillerie technologique lourde, qui fait sens auprès des sociétés.

mercedes classe b rouge face avant
Il existe trois moteurs diesels et quatre moteurs à essence pour l'instant (quatre finitions).
mercedes classe b rouge face arrière
Les Classe B 200d et 220d répondent déjà à la norme Euro 6d en vigueur en 2020


Notre modèle d'essai est le Mercedes Classe B 220d AMG Line.

Essai

Le Classe B se renouvelle donc entièrement et assume sa filiation avec les berlines. D’abord stylistiquement parlant ! Regonflé à la sauce Classe A, le monospace compact adopte des lignes plus rondes et plus dynamiques que son prédécesseur. Une modernité clairement affichée par un nez de requin affiné, des surfaces de carrosserie épurée et des optiques effilés (feux arrières à effet 3D). Mais ce n’est pas le plus important comparé à ce qui attend à bord : de la Classe A, le Classe B récupère la très spectaculaire instrumentation numérique. Le changement du design intérieur est radical, dopé de technologies à en perdre la tête : en s’installant au volant nous n’avons d’yeux que pour elles ! Son habitacle commence par une planche de bord épurée, mettant en lumière son double écran LCD de 20,5’. La synergie homme-machine s’opère donc à travers l’équipement, en particulier par le MBUX (Mercedes-Benz User Experience qui est de série), sa commande vocale simplement déclenchée par un doux « Hey Mercedes » (sans supplément), son GPS nouvelle génération à réalité augmentée (une navigation avec une surcouche d’indications routières 3D, aide retransmise par la caméra frontale plutôt pertinente à faible allure, en option à 300 euros) ou encore son système intelligent prédictif d'apprentissage en fonctions des habitudes de conduite. Tout se commande mais c’est encore perfectible. A noter que l’affichage tête haute en couleurs, relié à ces applications, est optionnel à 1 200 euros…
Gadget ? Superflu ? Non, mais certaines demandes s’exécutent quand même du bout des doigts !

essai mercedes classe b intérieur
essai mercedes classe b intérieur

Mercedes n’a en aucun cas délaissé les aides à la conduite comme l’assistant de limitation de vitesse ou de stabilisation en cas de vent, détecteur de somnolence, ou le freinage d’urgence. Notons toutefois que l’assistant de franchissement de ligne est peu brutal dans son maintien dans la voie… Bref, plus généreux qu’avant Mercedes-Benz, non ? Mais, par l’intermédiaire de son Classe B, le constructeur à l’étoile prépare également le conducteur à conduire de façon semi-autonome pour 1 850 euros supplémentaires. Par exemple, le pack d’assistance permet ainsi de ralentir à l’entrée d’une agglomération, à l’approche d’un virage ou d’éviter un obstacle.

Avec toute cette panoplie numérique, on oublierait presque de conduire. La voiture n’est pas qu’un téléphone sur roues alors hop, au volant ! Mercedes-Benz réserve son nouveau Classe B à la boîte automatique, ce qui rend la conduite facile et douce. Il y a toujours les palettes au volant pour pimenter un peu plus la reprise. Le monospace étonne donc par son bon répondant moteur (logique avec notre modèle d’essai, le Mercedes Classe B220 d de 190 ch) et son amortissement. Au volant, ce sont davantage le confort, la souplesse et l’insonorisation qui séduisent. On prend plaisir à avaler la route à bord de ce Mercedes Classe B 220d. Et pour réduire un peu la facture (cette version réclame 45 550 € minimum), un diesel moins puissant existe : le B 200d de 150 ch (à partir de 36 850 euros), qui échappe aussi au malus et qui s’associe à la finition Business.

>> Pour plus d'informations, à lire aussi Essai Mercedes Classe B (2019) : on reviendra plus tard...

Budget

 
A voir ici les tarifs Mercedes Classe B

Parole d’expert : Pierre-Edouard Appeyroux, responsable ventes sociétés de Mercedes-Benz Cars France

Pierre-Edouard Appeyroux, responsable ventes sociétés de Mercedes-Benz Cars France
Pierre-Edouard Appeyroux, responsable ventes sociétés de Mercedes-Benz Cars France


« Le poids des ventes à société représente plus de 44% sur les ventes totales chez Mercedes-Benz et ce chiffre est en augmentation constante. Nous déployons beaucoup d’efforts sur ce canal et nous allons être aidés par un plan produit riche en 2019 qui vont tirer les volumes. La nouvelle Classe B est d’ailleurs un atout : les sociétés représentent sur les deux dernières années 25% des ventes. Avec elle, l’objectif est clair : séduire encore plus de clients sociétés grâce à un véhicule ultra-polyvalent et à l’efficience poussée.
La finition Business Line, à l’équipement de série soigneusement sélectionné et au tarif particulièrement travaillé, est une preuve concrète de notre ambition auprès de cette clientèle exigeante. En proposant des motorisations avec des émissions de CO2 à partir de 102g/km, la nouvelle Classe B associe le dynamisme attendu pour les longs trajets, le confort et la modularité nécessaire à une utilisation professionnelle et intense du véhicule, les dernières technologies de sécurité et évidemment, l’intégration de l’intelligence artificielle avec MBUX. En bref, c’est un véhicule aux qualités et visages multiples, ainsi à même de répondre aux besoins spécifiques et nombreux des clients sociétés. »

Bilan

Le succès du BMW Série 2 Active Tourer est la preuve que les monospaces compacts premium plaisent aux flottes. Confortable en toutes circonstances, le nouveau Classe B l’a bien compris, et ajoute donc à ses vertus familiales un contenu technologique inédit qui séduira les itinérants de la route. Si le Classe B est moins accessible que son concurrent direct en prix d'appel, sa valeur résiduelle supérieure compense. Finalement le monospace n’est pas mort, vive le monospace !