Bloc contre bloc. D'un côté, l'Hôtel-de-Ville, qui organise une conférence de presse le 18 décembre pour revenir sur "la victoire des maires devant le Tribunal de l'Union européenne qui leur a permis d'annuler le permis de polluer" comme l'indique la Mairie de Paris.

De l'autre, les industriels de l'automobile, plus particulièrement ceux situés à l'est du Rhin : "Ce ne sont pas les directives elles-mêmes qui sont classées comme illégales, mais leur mode de création" précise ainsi VDA dans un communiqué.

Les constructeurs allemands, après avoir épluché les nombreux feuillets du jugement du 13 décembre dernier rendu par la Cour de justice, sont en effet arrivés à la conclusion suivante : la Cour n'a pas regretté l'existence même des "facteurs de conformité", elle a déploré le fait que ceux-ci ne relèvent pas d'une discussion effectuée "au Parlement ou au Conseil". VDA y voit donc un espoir, et ne manque pas de préciser que "la Commission a la possibilité de faire appel dans un délai de deux mois". Et de marteler que ces "facteurs de conformité" sont indispensables "car même à l'issue d'une mise en oeuvre très soignée, l'inexactitude de la mesure (ndlr, en conduite réelle) est beaucoup plus grande qu'en laboratoire".

Selon le règlement Euro 6 en effet, les véhicules ont le droit d'émettre, jusqu'à janvier 2020, 2,1 fois plus de NOx en conditions réelles qu'en laboratoire. La tolérance se restreint ensuite à 1,5 fois la valeur obtenue sur banc.