Trente pays (Malte ne parvient jamais à livrer ses chiffres à temps…) dont 21 progressent et 9 régressent : le marché du véhicule neuf, avec 8 695 785 immatriculations sur le périmètre Europe + pays de l’AELE*, s’est amélioré de 2,8% au premier semestre. Un résultat positif en dépit de la contraction de deux des quatre pays qui tirent le marché : le Royaume-Uni s’est révélé en retrait de 6,3% (87 817 immatriculations de moins qu’il y a un an), tandis que l’Italie a limité la casse en reculant de 1,4%. La plus forte chute est cependant à mettre sur le compte de l’Islande (-13,2%), mais celle-ci a un impact négligeable sur les volumes globaux.

A l’autre bout du spectre se trouvent des pays essentiellement situés dans l’est de l’Europe. La Roumanie s’est révélée en très grande forme sur le semestre écoulé (+33,5%), tout comme sa voisine la Hongrie (+29%) ou encore la Lituanie (+24,6%). Mais à nouveau, les plus fortes hausses en pourcentage n’ont eu que peu d’impact sur les volumes distribués. L’Espagne est sans doute le pays qui a le plus ravi les constructeurs, avec une progression des ventes de 16,5% qui correspondent à 67 155 immatriculations de plus en six mois. La hausse française (+4,7%) a occasionné 52 883 ventes de plus.

Si l’on compare le premier semestre 2018 avec le premier semestre 2014, les résultats sont significatifs : près de deux millions d’immatriculations supplémentaires en un semestre (+1 844 233), une Espagne de retour aux affaires, un marché doublé au Portugal, une Italie qui vend quasiment 400 000 voitures de plus chaque semestre…

Au niveau des groupes et marques, le groupe Volkswagen a continué de dominer les débats. La part de marché du géant allemand (24,5%) n’a pas été record, mais presque. Au contraire de celle de Renault. Le groupe français, avec 10,6% du marché européen, n’a jamais été aussi présent. PSA aussi bien sûr (16,1% de pénétration), mais le résultat est le fait de l’agrégation des chiffres d’Opel dans ceux du groupe français.

Parmi les marques, Volkswagen a fait étalage de tout son talent avec 11,4% du marché européen à elle seule. Soit 993 548 immatriculations (+8,9%), c’est-à-dire plus que l’ensemble de celles du groupe Renault ! Toujours chez les généralistes, Peugeot n’a pas été en reste (+8,7%) non plus. Tout le contraire de Nissan (-9,6%), de Fiat (-9%, 42 056 ventes en moins) et de Ford (-3,9%).
Les marques premiums, enfin, ont connu des fortunes diverses. Le trio BMW-Audi-Mercedes a présenté des résultats en légère baisse (de même que Land Rover), mais Lexus, Volvo, Jaguar et DS ont progressé, certes sans ostentation. Volvo exceptée.

*Association européenne de libre-échange