Le bénéfice net a atteint 287 millions d'euros contre 141 millions un an plus tôt, et ce alors que selon le consensus réalisé par Factset Estimates, les analystes tablaient en moyenne sur 208 millions. Ferrari a souligné qu'il se dirigeait "vers une autre grande année", après ce trimestre "en ligne avec les objectifs 2018".

Le chiffre d'affaires a néanmoins seulement progressé de 0,3%, à 838 millions d'euros, un résultat inférieur aux attentes (871 millions), en raison de la baisse de 20% des ventes de moteurs. A taux de change constant, la hausse du chiffre d'affaires atteint 2,2%, a précisé Ferrari.

Après ces annonces, vers 13H05 (12H05 GMT), le titre Ferrari cédait 1,49% à 102,7 euros à la Bourse de Milan, dans un marché en recul de 0,42%.

La célèbre marque au cheval cabré a livré sur le trimestre 2 262 bolides, un chiffre en hausse de 10,6% par rapport à la même période de 2017.

L'Europe-Moyen-Orient-Afrique reste son principal marché, avec 1 005 véhicules remis, suivi de l'Amérique (770 bolides). Mais les livraisons ont augmenté de 6,6% en Chine-Hong Kong et Taïwan, à 162 véhicules, et de 27,5% dans le reste de l'Asie, à 325 unités. Parmi les autres indicateurs, sa dette nette industrielle a atteint 372 millions d'euros, en recul de 100 millions sur trois mois.

Pour 2018, le groupe a confirmé tabler sur un chiffre d'affaires supérieur à 3,4 milliards d'euros, avec plus de 9 000 véhicules livrés. Il vise aussi un bénéfice brut d'exploitation (Ebitda) ajusté égal ou supérieur à 1,1 milliard d'euros et une dette nette industrielle inférieure à 350 millions.

Le 18 septembre, lors de la présentation de son nouveau plan stratégique 2018-2022, Ferrari a annoncé sa volonté de mettre un coup d'accélérateur sur l'hybride, tout en misant sur des séries spéciales, dont un nouveau concept baptisé "Icona", pour booster ses bénéfices d'ici à 2022.

Le groupe entend faire passer son Ebitda ajusté à 1,8-2 milliards.

Le directeur général de Ferrari, Louis Camilleri, a fait état d'"un plan ambitieux, mais faisable". M. Camilleri a pris les rênes du groupe le 21 juillet après la brusque dégradation de l'état de santé de son emblématique patron Sergio Marchionne, décédé quelques jours plus tard.