"Mais pourquoi tu as peur ?". Five Star a frappé fort pour son 25e congrès, qui a eu lieu à Samoens (74) du 14 au 16 juin 2018.

Le 25e congrès de Five Star a eu lieu à Samoens (74) du 14 au 16 juin 2018.
Alain Bessin, président du GIE du réseau et Catherine Duyck, directrice communication et marketing, ont fait appel à une compagnie d'acteurs pour l'introduction : une première scène en chanson pour résumer les craintes d'un carrossier, nouvel adhérent du réseau, et une piqûre de rappel comme quoi, on se sent bien chez Five Star.
Parce que oui, Alain Bessin et ses équipes chouchoutent leurs adhérents en mettant le paquet, d'année en année, sur la communication, la digitalisation, les services, le recrutement, la formation, etc.
Les chiffres sont positifs d'ailleurs : 452 centres  (+14% qu'en 2009) et 1,12 million de CA moyen par centre (soit +46%). Mais ils anticipent aussi le futur plus ou moins proche.

Capter, analyser, agir

Devant un parterre de 650 carrossiers, partenaires et distributeurs, Five Star a déroulé sa présentation annuelle. D'abord, un point sur le passé (petit film qui passait en revue l'évolution du réseau depuis 1992).
Puis, c’est une certaine vision de l'avenir de la carrosserie qui a été exposée par Franck Cazenave, président de Megacities Institute et directeur B.U Smart Cities et véhicule autonome chez Bosch.

Ce "grand témoin" du congrès a mis en exergue "ces technologies qui changent la donne car les voitures deviennent des ordinateurs sur roues". Pour lui, les carrossiers ont tout à gagner s'ils parviennent à capter et analyser ces innovations et surtout, à agir.


A quelle motorisation aurez-vous à faire?

Le diesel voit sa part de marché baisser mais selon Franck Cazenave, l'effet notable se concrétisera en 2025. Ce qui est le plus important pour lui, c'est que selon une étude Megacities, 21% des Français ne savent pas quelle motorisation choisir lors de leur prochain achat automobile.
Les motorisations hybrides et électriques semblent le meilleur compromis d'autant que les constructeurs doivent respecter les normes européennes de plus en plus sévères (95g/km CO2 et peut-être 75g en 2031).

Le conseil de Franck Cazenave : "anticiper et se préparer à ce changement de paradigme par le biais d'investissements dans la formation, d'habilitations sur les VE et véhicules hybrides et équipements".

Se préparer aux Adas et aux robotmobiles


Les aides à la conduite devraient suivre l'exemple de l'ESP, un formidable équipement de sécurité.
Avant que n'arrive la voiture autonome (qu'il nomme robotmobile), les aides à la conduite se généraliseront.

"Environ 50% du parc roulant français sera équipé de freinage d'urgence en 2030, prévient-il."
De nombreux constructeurs intègrent des radars et caméras de série dans leurs modèles et la tendance s’accélère. Il y a de fortes chances pour que l'essor de ces technologies ressemble à celui de l'ESP qui a fortement contribué à la réduction des accidents de dérapage.

C’est pourquoi, il recommande de se former et d’investir dans du matériel pour la géométrie et la recalibration des capteurs.

"Pensez que vos entrées ateliers concernant ce type de réparation vont désormais dépendre de votre capacité à traiter ces technologies. Même l'agrément d'un assureur sera déterminé par votre savoir-faire", insiste-t-il.

En invitant ce "grand témoin" à prendre la parole, Alain Bessin n'a pas voulu faire peur à son assemblée mais plutôt sensibiliser ses adhérents pour leur faire prendre conscience des enjeux et que leur avenir de carrossier se joue maintenant.