Il fallait s’y attendre : la condamnation à mort de l’usine de Blanquefort (Gironde) suscite de vives réactions. Rappelons que le constructeur Ford a refusé, jeudi 13 décembre 2018, l’unique offre de reprise du site par Punch, jugeant qu’elle n’était pas crédible et qu’un plan social serait plus adapté à la situation.

>>Lire Blanquefort : Ford refuse l'offre de reprise par Punch

D’abord la CGT. Philippe Martinez, numéro un du syndicat demande au groupe automobile américain de "rembourser l’argent public qu’il a reçu" et a préconisé de "réquisitionner l’usine de Gironde" selon ses déclarations sur BFMTV et RMC. Il ajoute que ce sont des centaines de familles qui sont touchées par cet abandon.

Ensuite, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, vient de déclarer vouloir s’entretenir très prochainement, voire dans la journée du vendredi 14 décembre, avec le responsable de Ford Europe, Steven Armstrong, afin d’échanger sur l’avenir du site de production de boites de vitesses. "Nous avons le sentiment d'avoir rempli toutes les conditions demandées par Ford. Celui-ci a essayé de jouer la montre mais maintenant que les choses sont sorties, M. Le Maire a un rendez-vous téléphonique", a précisé Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat, soulignant qu'il allait "insister pour que cette décision soit revue".

Bruno Le Maire n'a pas l'intention d'arrêter ses efforts qu’il a initiés depuis le début des négociations : un soutien financier de 15 millions d’euros a été évoqué pour soutenir ce projet industriel. Les salariés se sont également montrés prêts à faire des concessions pour sauver leur usine comme le gel des salaires pendant trois ans.