A l’heure où les tensions sur les marges de la distribution de véhicules d’occasion se font de plus en plus exacerbées, la clé d’une activité rentable réside, plus que jamais, dans la pertinence du prix de reprise : assez élevé pour rester attractif aux yeux du client, assez bas pour permettre au négociant de dégager une marge suffisante pour couvrir ses frais d’exploitation.

Dans ce contexte où le moindre euro peut faire la différence, une bonne estimation des frais de remise en état s’avère indispensable. Plus facile à dire qu’à faire, tant la complexité des voitures récentes a rendu l’exercice aléatoire, en particulier lorsque l’examen, faute de temps, se restreint souvent à un rapide tour du véhicule permettant à peine d’en signaler les défauts de carrosserie.

55€ d’erreur en moyenne

Pour autant, les estimations établies par les professionnels sont-elles si loin des frais réellement engagés par la suite pour remettre le VO en état ? L’Argus a voulu en avoir le cœur net, et a mobilisé les données issues de ses logiciels de gestion Planet VO®, Planet VO²® et Cardiff VO®, qui équipent plus de 60% de la profession en France. Dans ces outils, les utilisateurs peuvent saisir les frais à différents moments du process de reprise : premièrement sous forme d’estimation au moment de l’examen, deuxièmement au moment du devis détaillé de l’atelier ou du prestataire, et enfin le montant définitif des réparations lorsque celui-ci est facturé, après prestation.

Un premier constat s’impose alors : les professionnels remplissent rarement ces champs, au détriment du bon suivi de leur activité. En revanche, sur un échantillon de 35.800 VO observés au cours de l’année 2017 et sur lesquels tous les trois champs ont été saisis, les marchands et concessionnaires semblent avoir fait montre d’une bonne capacité d’évaluation : à 743€ véhicule en moyenne, l’estimation préalable des réparations n’est inférieure que de 55€ en moyenne aux frais de réparation réellement engagés, lesquels culminent à 798€ en moyenne.

La nécessité du retour d'expérience

55€ d’écart, qui peuvent sembler insignifiant sur des transactions à 15 ou 20.000€. Mais pour le professionnel, c’est potentiellement autant de marge en moins, puisque cette somme aurait pu être plus avantageusement, et légitimement, retranchée au prix de reprise proposé au particulier. Pire encore, si l’on considère l’ensemble du marché du VO B2B en France, avec 4 millions d’unités échangées chaque année, la perte de marge pour la profession s’élève alors à 210 millions d’euros !

Pour remédier à cette problématique, un retour d’expérience appuyé sur des données s’impose afin d’estimer au mieux le montant des réparations. Un domaine qui constitue un axe important de recherche et développement pour le Groupe Argus, fort de son historique de 18 millions de transactions qualifiées depuis 2000. Grâce à une méthode statistique exclusive, l’Argus est ainsi en mesure de déterminer pour chaque véhicule une estimation des frais de remis en état à attendre, en fonction de son modèle, son kilométrage et sa date de mise en circulation. Une information d’ores et déjà disponible sur pro.largus.fr, sur la page de résultat de la Cote Argus®, pour tous les professionnels abonnés et sans supplément de prix.

Les Frais de remise en état généralement observés (en bleu), proposés pour chaque véhicule coté sur pro.largus.fr