Depuis cinq ans, la vente de voitures d’occasion connaît une hausse significative au Luxembourg. En 2015, le marché de la seconde main luxembourgeois a totalisé 55 061 unités, et il se vend plus de VO que de VN depuis l’exercice 2012. Revers de la médaille, les manipulations des compteurs kilométriques tendent également à augmenter. Une étude révèle que le dommage économique pour le Luxembourg lié à la fraude se chiffre à 10-12 millions d’euros.

L’Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) a donc décidé de prendre ce problème à bras le corps en demandant au gouvernement d’élaborer un projet de loi relatif aux fraudes au kilométrage, « indépendamment d’une éventuelle solution européenne qui pourrait encore se faire attendre pendant des années ».

« Vu le nombre important de cas inconnus, il est cependant impossible de donner un pourcentage précis. Les acheteurs ne commencent à avoir des soupçons que lorsque des problèmes inattendus ne correspondant pas au kilométrage affiché surviennent. Ils n’ont alors d’autre choix que de procéder à d’onéreuses réparations », dénonce l’organisation.

Selon elle, ces manipulations des compteurs kilométriques proviennent tout autant d’achats entre particuliers que chez les concessionnaires. Au même titre que la Belgique, le Luxembourg a pour caractéristique d’importer beaucoup de voitures depuis l’étranger, une pratique qui ne fait qu’accentuer le problème.

Le système « Car-Pass », mis en place en Belgique, pourrait dès lors représenter une solution afin d’assurer un suivi kilométrique lors de chaque intervention sur la voiture. S’il ne permet pas d’éviter toutes les fraudes, il en diminue fortement le nombre.