Mark Reuss, vice-président exécutif en charge du développement des produits mondiaux de General Motors, vient de déclarer officiellement que le groupe était favorable à la mise en place d’un programme national pour favoriser les ventes de véhicules sans émissions polluantes, notamment celles des modèles électriques. Il avance l’hypothèse du déploiement d’un programme NZEV (National Zero Emissions Vehicle), sur le modèle du ZEV mis en œuvre en Californie et dans quelques autres états, mais à l’échelle des 50 états qui constituent les Etats-Unis.

Parmi ses préconisations, il évoque une feuille de route avec des objectifs chiffrés : un volume de vente de 7% de véhicules sans émission polluante (ou à faible niveau d’émissions polluantes) en 2021 pour une progression de 2% chaque année par la suite, pour atteindre 15% d’ici 2025 et 25% d’ici 2030. D'autres éléments sont évoqués comme les infrastructures de charge, les incentives, la réduction du coût des batteries, l’intégration de la mobilité partagée, etc.

L’administration américaine du président Donald Trump n’étant guère encline à déployer des stratégies volontaires sur ces sujets, le retrait de l’accord de Paris ayant même donné un signal inverse, Mark Reuss prend soin de mettre en avant l’enjeu de la compétitivité des Etats-Unis et de ses entreprises. « Nous pensons qu’une approche politique de la question des émissions serait bénéfique pour le pays et sa capacité d’innovation. Un plan de la nature d’un NZEV permettrait de créer un effet d’échelle et de catalyser les investissements nécessaires pour les infrastructures, pavant ainsi la voie pour que les USA soient les leaders du mouvement vers un futur sans émission », explique-t-il.