Même au bout de 20 ans, quelques surprises ressortent des études et autres classements annuels. Bien heureusement puisque cela traduit que les sondés évoluent avec leur temps comme dit l'adage. Pour la 20e fois consécutives, KPMG a présenté quelques chiffres concernant les enjeux de l’industrie automobile mondiale. Sur plus de 1000 dirigeants interrogés à travers le monde, 59% d’entre eux considèrent la connectivité et le numérique comme les préoccupations majeures du secteur. Ces thèmes se placent devant l’électrique : « battery electric mobility » et « fuel cell electric mobility » à 56% (voir photo ci-contre).

« L’étude montre la profondeur des mutations en cours. Dans ce contexte mouvant, renforcer en permanence les compétences traditionnelles demeure essentiel, mais les acteurs devront aller au-delà pour redéfinir leur rôle dans la chaine de valeur et sécuriser de nouveaux flux de revenus », selon KPMG.

Pour deux tiers des dirigeants sondés, soit 65%, la mise en place de nouvelles formes de coopération entre les constructeurs et les géants du numérique semble « l’option la plus réaliste ». Certains pensent même que la création de partenariats ou d’alliances seraient la meilleure stratégie pour coopérer (88%).

Concernant le volet technologies, les dirigeants imaginent que celles déjà existantes devraient coexister de manière durable avec une répartition d’ici à 2040 soit batteries (30%), hybrides (25%), piles combustibles (23%) et moteur traditionnels (23%). D’ailleurs l’étude révèle que la Chine apparaît comme le principal marché de l’électromobilité, à savoir que 47% des dirigeants chinois estiment que leur pays pourrait dominer à terme le marché mondial des véhicules équipés de batteries.

"Ce pays est l’un des principaux fournisseurs de composants pour les batteries de forte puissance, et continue à investir massivement pour maîtriser l’ensemble de cette filière", affirme KPMG.

Des interrogations ont aussi été dispensées sur la distribution et la moitié des points de vente seraient voués à disparaître dans dix ans quand certains se transforment déjà. Ce sont 50% des dirigeants qui le pensent à hauteur de 30 à 50% de réduction. « Au minimum, ces points de ventes vont devoir changer de forme et de rôle dans un monde toujours plus numérique. Pour huit dirigeants sur dix, leur avenir dépend de leur capacité à se transformer, en se spécialisant dans les services ou les véhicules d’occasion, mais aussi en renforçant leur rôle d’acteurs d’un parcours client individualisé et unifié au sein de chaque marque, avec une approche multicanale », selon le cabinet.