Si le mois de décembre 2018 a été positif (+2% et 124078 immatriculations), il le doit principalement « à un jour ouvré de plus qu’en décembre 2017 », comme le rappelle Paolo Scuderi, président de l’Anfia (Association nationale de la filière industrielle automobile), qui souligne que le marché reste convalescent depuis le mois de septembre avec l’entrée en vigueur du WLTP. Durant l’été, cela avait engendré des flux massifs d’immatriculations de modèles Euro 6C et 6D temp.

Un marché VN en repli de 3,1%

Au cumul de l’année, le marché italien du VN affiche un repli de 3,1% par rapport à 2017, une première depuis l’exercice 2014. 2018 se clôture sur une marque de 1910025 immatriculations, soit presque 60000 voitures de moins que l’année précédente.

Dans un groupe FCA en difficulté, Jeep fait sensation avec une très forte croissance (70,7%), qui lui permet d'intégrer le top 10 des marques, sur les talons de Citroën


Le diesel en perte de vitesse

Au niveau des énergies, l’Italie ne fait pas exception et le diesel a marqué le pas en 2018 : -12% pour une part de marché de 51,2%. Cela profite à l’essence, en progression de 8% pour une pénétration de 35,5%. Les énergies alternatives font valoir 13,3% du marché, soit une hausse de 10%. Spécificité italienne, le GPL (6,5%) est devant les hybrides, y compris plug-in (4,5%), le GNV (2%), et les véhicules 100% électriques (0,3%).

Le marché du VO est aussi en retrait

Paolo Scuderi indique encore que le marché du VO a aussi été orienté à la baisse en 2018, -3,3% par rapport à 2017, pour un total de 4426268 transactions.

2019 ou la grande inconnue

Le président de l’Anfia se veut aussi prudent à propos de ses projections vers 2019 : « Il y a beaucoup d’incertitudes économiques et relatives au pouvoir d’achat, avec une réelle préoccupation par rapport aux effets négatifs de la grille du bonus-malus… Dès lors, difficile de faire des prévisions ».