En février 2019, 300 410 véhicules (voitures, camions, bus) de plus de 660 cm3 ont été écoulés, contre 296 665 un an plus tôt, selon des chiffres publiés vendredi par l'association de concessionnaires automobiles. Dans le détail de ces statistiques, qui comptabilisent uniquement les marques japonaises, le constructeur Nissan, partenaire du groupe français Renault, a vu ses ventes chuter de 5,5%.

Il traverse une phase difficile depuis l'arrestation le 19 novembre de Carlos Ghosn, révoqué dans la foulée de la présidence du conseil d'administration sur des soupçons de malversations financières. L'affaire a mis en lumière des problèmes de gouvernance au sein du groupe, qui a été mis en examen pour sa responsabilité dans la dissimulation de revenus reprochée à son ancien PDG.

C'est d'autant plus dur pour Nissan que son image était déjà écornée par la révélation à l'automne 2017 de mauvaises pratiques dans les contrôles menés au sein des usines de l'archipel, suivie d'autres découvertes d'irrégularités.

Son allié Mitsubishi Motors est lui épargné : ses ventes ont bondi de 12,3% sur la période passée en revue. Le numéro un japonais Toyota affiche quant à lui une hausse plus modeste (+1,4%).

A noter aussi, les difficultés de Subaru (-8,6%) qui accumule depuis plusieurs mois les problèmes, relatifs à l'inspection de ses véhicules et à des falsifications de données. Le constructeur a par ailleurs annoncé jeudi le rappel de 2,26 millions de voitures dans le monde pour un problème de lampes de frein, le plus important rappel de l'entreprise à ce jour.

Les ventes de mini-voitures (moins de 660 cm3) ont de leur côté augmenté de 1% à 179 018 unités, a fait savoir séparément un autre organisme du secteur. Elles avaient avancé de 1,8% en janvier.

Le marché de ces petites automobiles, prisées des Japonais pour leur coût très inférieur à celui des voitures classiques, se porte bien ces derniers mois.

Au total en février, tous gabarits et types confondus, les ventes de véhicules neufs ont progressé de 1,2% à 479.428 unités.