Au terme d'une année de turbulences sur les marchés financiers, la World Federation of Exchanges (WFE), qui représente plus de 250 opérateurs et fournisseurs d'infrastructures de marchés, annonce que la capitalisation boursière mondiale a enregistré un net recul (-14,9%) en 2018. C’est une première depuis 2014.

« De 88.200 milliards de dollars (78.076 milliards d'euros) au premier trimestre, la capitalisation boursière mondiale est tombée à 74.400 milliards en fin d'année, soit 13.800 milliards de dollars de moins », précise Anna Watson, directrice de communication de la WEF.

Les trois principales régions mondiales ont participé à ce repli : Amériques (-6,3%), Asie-Pacifique (-23,8%), mais aussi EMEA (-16,5%). 

Le nombre des introductions en Bourse affiche aussi un recul significatif : -14,5% en 2018 par rapport à 2017. Là encore, les régions Asie-Pacifique et EMEA marquent un important temps d’arrêt, respectivement -22,7% et -22%. La région Amériques fait notablement exception (+37,3%).

« Par rapport à un risque global en hausse, qui se combine avec un environnement de politiques monétaires incertain et le retour d’une forte volatilité sur les marchés des capitaux et des devises, il n’est pas surprenant de voir qu’un nombre croissant d’investisseurs ont eu recours à des voies dérivées pour manager les risques », souligne Nandini Sukumar, président directeur général de la WFE. De fait, l'activité de trading a été très soutenue, avec des hausses de 15,4% de la valeur des transactions et de 11,5% de leur volume.



Pour consulter une synthèse de l’étude de la WFE, téléchargez le document ci-dessous :