Après suspens et rebondissements l’accord se fera. Les créanciers contestataires qui avaient déposé un recours devant la Cour suprême n’ont pas eu gain de cause. Et pour cause : la dimension politique a pris le pas sur toutes autres considérations (juridiques et économiques).

L’administration Obama, déjà bien occupée par le dossier General Motors, avait fait pression pour que cette vente soit autorisée rapidement « car bloquer la transaction aurait de lourdes conséquences ». Le département de la justice avait même laissé entendre que « bloquer la vente pourrait contraindre à une liquidation de Chrysler ». Les contestataires étaient des fonds de pension de l’Indiana et des groupes de consommateurs.


« La transaction devrait être finalisée dans un délai très court », indique un communiqué conjoint de Fiat et de Chrysler qui remercient la Cour suprême pour la rapidité de son travail tout au long de ce processus.

 


Rappelons que le projet prévoit que Fiat détienne 20% du capital du nouveau Chrysler (qui pourraient monter à 35% dans un second temps), un fond à gestion syndicale 55% et les Etats américains et canadien 10% chacun.
« La nouvelle société se construira sur la base de la culture de l’innovation de Chrysler et, en complémentarité, de la technologie et de l’expertise de Fiat afin d’étendre les gammes de produits de Chrysler en Amérique du Nord et sur la marchés internationaux. Si les activités du nouveau groupe vont reprendre dans les usines, le travail a déjà commencé pour permettre le développement de véhicules respectueux de l’environnement, sobres et d’excellente qualité ».