Que pouvait-il advenir après un mois d’août à + 40 % d’immatriculations VP, rempli d’anticipations et de mises en démonstration ? Un mois de septembre brutalement correcteur et conclu par – 12,8 % (avec vingt jours ouvrés, contre vingt et un en septembre 2017), mais avec des niveaux de performance totalement inégaux selon les acteurs.
Sur les seize marques étudiées par L’argus, seules huit ont achevé septembre dans une situation de marché saine, c’est-à-dire avec une relative stabilité, voire une hausse, des volumes immatriculés. Citons-les : Dacia, Peugeot, Citroën, Hyundai, Kia, Opel, Toyota et BMW.

Profiter du Mondial

Les huit autres sont précisément celles qui avaient forcé leurs immatriculations en juillet et surtout en août. Il ne devait rester au sein des stocks que 10 % maximum de leurs ventes annuelles en homologations NEDC au 1er septembre, beaucoup ont forcé les sorties des stocks en anticipant des livraisons. C’est l’explication de la très faible performance sur le marché VP en septembre de Renault (– 23,5 %), Nissan (– 76,6 %), Fiat (– 14,3 %), Ford (– 14,4 %), Volkswagen (– 34,4 %), Audi (– 55,4 %) et Mercedes-Benz (– 11,4 %).
Pourtant, sur le front de l’activité commerciale, représentée par les niveaux de commandes, c’est d’une simple atonie qu’il faut parler : – 7 % en VP, – 5 % en VUL, avec un jour ouvré de moins. Ce n’est pas si mauvais. L’enjeu pour le commerce automobile est clair : profiter du Mondial, et de la très forte médiatisation de la voiture qui lui est associée, pour reprendre un rythme sain en octobre.

 

Evolution des commandes de VP et VUL.