La Fédération de la distribution automobile a enfin pris position. Suite à l’article diffusé fin mai 2018 dans les colonnes de Mediapart, qui relevait que Renault et PSA avaient gonflé les prix de certaines pièces détachées grâce à l'utilisation d'un logiciel, la Feda a réagi dans un communiqué daté du 25 juin 2018.

La fédération appelle « le gouvernement à mettre fin à un monopole qui porte lourdement préjudice au consommateur, première victime des dérives révélées par la presse, mais aussi à l’emploi d’une grande partie de la filière automobile. Elle attire son attention sur le cadre législatif qui, en maintenant une situation monopolistique là où de nombreux pays ont choisi de libéraliser ce marché, a créé les conditions de telles dérives ». Les principaux marchés automobiles européens que sont l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni ont choisi de libéraliser le marché des pièces visibles, permettant à des opérateurs indépendants de proposer ces pièces pour la réparation des véhicules.

La Feda rappelle qu’elle milite depuis déjà plusieurs années pour faire évoluer le droit en la matière. « En 2015, le gouvernement avait reconnu la pertinence des amendements de libéralisation qui étaient présentés, tout en estimant qu’il n’était pas temps de procéder à cette réforme ». La fédération considère qu’il est « désormais urgent d’agir : le statu quo est devenu absolument injustifiable. L’ouverture du marché des pièces visibles produirait non seulement une baisse très significative des prix de vente de ces pièces – et donc un gain de pouvoir d’achat pour les automobilistes, mais qu’elle dynamiserait aussi considérablement l’après-vente automobile en établissant enfin des conditions de concurrence loyale entre les opérateurs indépendants et les réseaux des constructeurs ».