La FIPEC (Fédération des industries des peintures, encres et couleurs) a tenu, à présenter, le 4 juin dernier, son programme développement durable mis en œuvre avec l’ensemble des membres de la filière réparation carrosserie (distributeurs et professionnels) qui vient compléter le réglement européen Reach (Registration, Evaluation and Autorisation of Chemicals), soit en français, l’enregistrement, évaluation et autorisation des produits chimiques du 18 décembre 2006 . Pour Jean Papachryssanthou, président du groupement peinture carrosserie de la FIPEC, « Reach ne couvre que l’un des aspects du développement durable, qui lui comprend trois volets distincts : le social, l’économique et l’écologique. Des aspects qu’il faut absolument prendre en considération afin que les solutions développées autour de cette nouvelle réglementation soient économiquement et socialement pérennes pour toutes les entreprises de la filière tout en étant respectueuses de la santé et de l’environnement. » .

 

 

Reach vise progressivement à supprimer les substances chimiques toxiques les plus dangereuses contenues par l’ensemble des produits circulants dans l’Union européenne. Et la responsabilité de l’évaluation et de la gestion des risques de ces substances est désormais confiée aux entreprises productrices et importatrices et non plus aux autorités administratives. Ce qui va avoir un impact grandissant sur l’ensemble des acteurs, de la formulation des produits, à la façon de les vendre, mais aussi de leur mise à jour.
Des campagnes d’information et de formation sont donc prévues à tous les niveaux de la chaîne. Des fabricants et importateurs de produits divers et variés utilisés dans l'automobile, aux carrossiers utilisateurs, en passant par les distributeurs, tous sont concernés par cette législation. Dommage, elle ne concerne que l’Europe.

Les études d’impact réalisées par la Commission européenne ont évalué, comme bénéfices à terme, une diminution de 2 000 à 4 000 décès annuels par cancer en Europe et une réduction des dépenses de santé publique pouvant atteindre près de 50 milliards d’euros sur 30 ans.