L'association Transport & Environment (T&E) l'affirme sans l'ombre d'un doute : "Quand le scandale a éclaté en 2015 (ndlr, les diesels trafiqués de Volkswagen), il y avait environ 29 millions de diesels polluants sur les routes. Après trois années, le nombre de diesels sales en circulation continue d'augmenter. Ce rapport les estime à 43 millions désormais..."

Pour T&E, le pays qui accueille le plus de diesels sales est la France ! Ils seraient 8,7 millions dans l'Hexagone, contre 8,2 millions en Allemagne et 7,2 millions en Grande-Bretagne.
Sachant que la France compte 24,2 millions de VP diesels en circulation (selon un calcul effectué à partir des données du contrôle technique), 36% du parc français serait donc sale. Mais que signifie "sale" pour T&E ? "Quasiment aucune réduction de NOx en conditions réelles de conduite pour les voitures produites entre 1996 et 2015" indique l'association. Et de dérouler des graphiques, des rapports de tests effectués par un laboratoire indépendant, etc.

Tout ceci pour préciser in fine que les villes feraient mieux d'exclure les modèles les plus polluants plutôt que de définir des classes liées à l'âge, comme le fait le système Crit'air par exemple. Et pour identifier les modèles les plus polluants, T&E a une arme intitulée "True Database". Une structure dont l'association T&E est évidemment partie prenante.