L’activité des loueurs de longue durée continue de progresser. Au premier trimestre de 2015, alors que le marché automobile (VP + VUL) augmentait de 5,4%, les mises à la route de véhicules par les loueurs de longue durée ont bondi de 7,1% à 103 864 véhicules. Selon le Syndicat national des loueurs de véhicules de longue durée (SNLVLD), qui a tenu une conférence de presse le 18 juin, le parc en LLD totalise 1,2 millions d’automobiles, si l’on prend également en compte les véhicules en gestion de flotte, il dépasse 1,5 millions d’unités.

Un parc plus vert

Au fil des mois, sous l’effet des réglementations et des offres des constructeurs, ce parc ne cesse d’améliorer ses performances environnementales. Ces quatre dernières années, le taux d’émission moyen d’un véhicule en LLD s’est tassé de 132 à 115g de CO2/km. Cette vertueuse évolution tient pour partie à l’essor des véhicules électriques qui commencent à se faire une petite place dans leurs livraisons : 3% (alors qu’ils ne représentent que 0,7% du marché tous canaux).

Le bon TCO des véhicules électriques séduit les entreprises

Au 1er trimestre de 2015, les loueurs de longue durée ont acheté 1531 véhicules électriques (sur total vendus en France de 3893) et 1278 hybrides (sur un total de 14 566).

« Les motivations des entreprises qui adoptent le véhicule électrique ont changé, observe Stéphane Copie, du SNLVLD.  Il y a quelques années, elles affichaient ostensiblement qu’elles roulaient en véhicules propres, pour souligner leur souci de l’environnement. Aujourd’hui, elles choisissent un véhicule électrique, tout simplement parce qu’il présente un bon TCO. Par ailleurs, on constate que les valeurs résiduelles des véhicules électriques sont bonnes. Les premiers véhicules que nous avions se sont bien revendus, y compris à particuliers, bien au-dessus des prévisions du SNLVLD ».

Un potentiel pour la LLD : les TPE...et les particuliers

Au fil des ans, la pénétration de la LLD dans les flottes d’entreprise progresse. Alors que le marché des sociétés reste incertain, la LLD conserve sa dynamique, notamment en misant sur l’innovation (applications mobiles, dématérialisation…) et en se donnant les moyens de s’attaquer aux très petites entreprises (TPE) encore réticentes à franchir le pas. Elle dispose d’arguments à faire valoir. Ainsi une étude interne conclut que pour un décisionnaire de flotte, un véhicule passé en LLD permet d’économiser 58 heures par an. Serpent de mer, la LLD au particulier, reste marginale. « C’est un métier différent, commente-t-on au SNLVLD, notamment pour ce qui est de la gestion des kilomètres et des fins de contrats. » Mais le changement accéléré des habitudes, notamment avec la multiplication des offres de services en ligne, pourrait bien changer la donne.