Après le décès de Sergio Marchionne, Mike Manley avait été désigné pour prendre la tête du groupe Fiat Chrysler Automobiles et mener à bien le plan stratégique 2022, qui vise notamment un doublement du bénéfice d’exploitation et le déploiement d’une offre de véhicules électrifiés. Après deux mois de réflexion et d’échanges, Mike Manley vient de nommer sa garde rapprochée.

Pietro Gorlier, un italien promu à la tête de la zone EMEA


Une liste de top managers qui était très attendue, principalement du côté italien où certains craignaient une trop forte « américanisation » de la direction en Europe et à Turin. Ils sont rassurés car Mike Manley a promu à la tête des activités européennes (zone EMEA comprenant Mopar, sauf l’unité Mopar Amérique-du-Nord confiée à Steve Beahm) une valeur sûre, en la personne de Pietro Gorlier, jusqu’à présent directeur d'exploitation de la division composants de FCA, incluant Magneti Marelli. Rappelons qu’Alfredo Altavilla avait démissionné en juillet de ce poste quelques jours après la nomination de Mike Manley à la tête de FCA.

Par ailleurs Pietro Gorlier est remplacé par Ermanno Ferrari, qui dirigeait auparavant la division éclairage de Magneti Marelli. Si l’Europe n’est pas la priorité du groupe, les deux hommes auront un rôle névralgique, notamment dans la vente programmée de Magneti Marelli, dont Mike Manley espère tirer une somme importante.

Le retour d'Harald Wester chez Maserati


Pour lui succéder à la tête des opérations en Amérique-du-Nord, Mike Manley a opté pour un duo :  Tim Kuniskis devient le directeur de Jeep, tout en conservant la direction d’Alfa Romeo, et Reid Bigland prend les rênes de RAM.

En outre, Harald Wester conserve le poste de directeur de la technologie, mais revient aussi à la tête de Maserati, marque qu’il a dirigée entre 2008 et 2016.

Enfin, Scott Garberding hérite de la direction de la fabrication du groupe, ce qui inclut Comau et Teksid. Richard Schwarzwald devient directeur de la qualité du groupe et Mark Champine (qualité Amérique-du-Nord) et Geraldo Barra (qualité Amérique-du-Sud) lui rendent compte directement.

Une réorganisation basée sur la confiance


On note que Mike Manley n’a pas modifié l’organisation du groupe, pourtant très exigeante pour les dirigeants qui ont souvent de très larges responsabilités. Il a aussi privilégié les mouvements internes, confirmant ainsi des liens de confiance noués depuis plusieurs années. Lors de l’annonce de ces nominations aux salariés du groupe, Mike Manley s’est montré à la fois déterminé et prudent : « Les cinq prochaines années continueront à être extrêmement difficiles pour notre secteur, avec des réglementations plus strictes et probablement, une croissance mondiale plus lente. Toutefois, grâce à notre qualité d’exécution et à notre flexibilité, nous savons nous adapter à de nouvelles circonstances, et nous avons une vision claire de nos objectifs d’ici 2022 ».