Si le nombre de véhicules éligibles au bonus écologique s’est réduit comme peau de chagrin ces dernières années (seuls ceux qui émettent mois de 20 grammes de CO2/km), le gouvernement est en revanche disposé à favoriser le déclenchement de la prime à la conversion. Il faut dire que celle-ci rencontre un franc succès depuis sa mise en application au 1er janvier 2018.

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Dans le projet de loi de finances 2019, présenté fin septembre, le gouvernement affichait son ambition « d'accélérer la réduction des émissions de polluants atmosphériques, en augmentant en 2019 les crédits en faveur des bonus électriques et de la prime à la conversion de +47% par rapport à la loi de finances pour 2018 ». Un budget de 570M€ est ainsi prévu pour le financement du bonus électrique et de la prime à la conversion.

La prime de 2 500 euros, attribuée uniquement en 2018 pour l'achat d'un véhicule 100% électrique neuf (sans condition de revenus), va donc être étendue l’année prochaine aux véhicules hybrides rechargeables neufs. Les ménages non imposables pourront également bénéficier d’une prime de 2 500 euros pour l'achat de véhicules électriques ou hybrides rechargeables d'occasion (contre 2 000€ en 2018). Le déclenchement de cette prime reste conditionné par la mise au rebut d'un ancien véhicule diesel (avant 2001 ou 2006 si foyer non imposable) ou à essence (avant 1997).

Interrogé jeudi 18 octobre sur la chaîne Public Sénat, le ministre de l'Economie Bruno le Maire a ainsi affirmé qu'il était nécessaire de « mieux intégrer, dans la prime à la conversion, les véhicules hybrides rechargeables, dont beaucoup sont disponibles sur le marché ».

Selon le gouvernement, plus de 200 000 demandes de primes ont été enregistrées à ce jour. Plus de 250 000 demandes sont attendues sur l’exercice 2018 (contre 100 000 prévues initialement), alors que l’objectif au départ s’élevait à 500 000 conversions sur le quinquennat. 70 % des bénéficiaires sont des ménages non imposables et 95 % des résident en dehors de l’Île-de-France.