Après des années d'échec, la prime à la conversion version 2018 donne le tournis. Elle avait à l'origine été budgétée pour 100 000 dossiers. Or, selon le député Damien Pichereau, l'Administration a reçu "plus de 150 000 demandes à la fin août", comme il l'a précisé au gouvernement le 13 septembre dernier.

Un succès qui pose quelques soucis : "Les retards dans l'attribution des titres d'immatriculation et de versement de la prime sont autant de problèmes auxquels il nous faut répondre rapidement" a continué le député à l'intention de François de Rugy, le tout nouveau ministre de la Transition écologique. Une situation qu'est en mesure de confirmer L'argus, puisque des lecteurs ont directement contacté le journal pour faire part de leurs déboires financiers.

Le ministre, sollicité par le député Damien Pichereau pour trouver une solution, n'a pas répondu à sa question, préférant s'enorgueillir d'un "exemple concret" de transition écologique réussie. Coïncidence, L'argus avait demandé la même chose au ministère de la Transition écologique à peine 24 heures auparavant : "A ce stade, nous n'avons pas plus d'information" nous avait-il été répondu...

Selon l'échange entre Messieurs Pichereau et de Rugy, la prime moyenne s'élève à 1700 €. Les ménages non-imposables représentent 70% des demandes, tandis que 80% des autos envoyées à la casse sont des diesels. Enfin, "95% des bénéficiaires de cette prime habitent hors de l'Île-de-France" d'après le ministre de la Transition écologique.