Cette nouvelle façon d'utiliser l'automobile va-t-elle décoller et changer l'univers de la distribution automobile? Ses débuts sont encore laborieux. L'autopartage, qui consiste à mettre à disposition des voitures en location pour des courtes durées, compte 25.000 adeptes en France, pour un chiffre d'affaires estimé par le cabinet d’étude Xerfi à 12,5 millions d'euros en 2010.

 

« A l'horizon 2015, le nombre d'abonnés devrait pourtant atteindre 140.000 personnes et le chiffre d'affaires du secteur être multiplié par six », estime le cabinet d'études.

 

La France reste loin dernière l’Allemagne où ce marché est estimé à 10 millions d'abonnés en 2016, selon un autre cabinet d'études, Frost and Sullivan.

 

En France, ce mode de transport partagé devrait croître sous l'effet conjugué de trois facteurs: « une forte demande latente », notamment les jeunes urbains qui ne veulent pas s'encombrer d'une voiture, « l'impulsion des pouvoirs publics » avec la multiplication des projets, comme l'Autolib' à Paris et « les prises de position des grands groupes de la mobilité (Veolia Transport, Hertz ou Vinci) » de plus en plus actifs dans ce secteur.

 

« Malgré le potentiel indéniable de l'autopartage, il reste pour les opérateurs à trouver un modèle économique viable »", selon Xerfi.

 

« L'ampleur de l'investissement initial et l'importance des frais fixes  imposent en effet aux services d'auto en libre service d'atteindre une taille critique en termes d'abonnés », fait valoir le cabinet d'études.

 

Autolib', qui doit être lancé fin 2011, devrait ainsi atteindre 200.000 abonnés pour couvrir ses dépenses "un objectif qui paraît difficilement accessible à court ou moyen terme", selon Xerfi.