Le Club de la mobilité durable a tenu ses premières rencontres le 23 mai 2014
A l'origine de la fondation du Club de la mobilité durable le 24 septembre dernier en partenariat avec Ubeeqo, Mobivia et Regus, Bruno Leray, le directeur général d’Athlon Car Lease France, a réexpliqué, 8 mois plus tard, l'objectif de ce nouveau réseau : " faire évoluer les mentalités autour de la mobilité. En tant que loueur longue durée, nous intégrons des services qui y ont trait et associent notamment la connectivité".

Rien d'étonnant, donc, à ce que David Lacombled, directeur de la stratégie de
David Lacombled
contenus chez Orange, soit le premier à intervenir. Auteur du livre Digital Citizen, cet érudit a étudié le phénomène de virtualité appliquée qui modifie les comportements des usagers. "Tout le monde veut désormais être servi à la même vitesse de réception qu'un SMS!", ironise-t-il.

Révolution digitale


Cette révolution digitale se découpe en trois parties : l'accélération du temps, notamment économique, la globalisation qui fait vivre l'ensemble de la population dans le même instant et enfin la dématérialisation et la
Bruno Leray
rematérialisation (des objects sont ainsi abandonnés au profit d'autres, intégrant le numérique). "La fracture digitale n'est cependant pas liée aux équipements, mais aux usages", souligne David Lacombled. Pour lui, c'est assez simple, le propriétaire d'un smartphone tient, aujourd'hui, le monde dans sa main.

Perte du lien direct avec les clients via de nouveaux intermédiaires (réservation en ligne,...), révolution imminente de la vente d'assurance adaptée au mode de conduite (possible avec précision grâce à l'électronique embarquée) ou encore victoire du droit d'accès sur le droit de propriété.

Le spécialiste a dressé un constat du monde digital. Les pistes d'action sont dcependant entre les mains des acteurs du marché automobile.

Fin de la mobilité individuelle


Egalement auteur d'un livre intitulé "Taxis, l'avenir en 3D : durable, digital et darwinien", Marie-Xavière Wauquiez qui dirige le cabinet LPA2D
Marie-Xavière Wauquiez
 (ex-responsable développement durable de Keolis) s'est ensuite interrogée sur l'avenir des taxis. Sous la pression d'Uber, G7 a créé Service Plus, par exemple, réservant les meilleures courses, explique-t-elle, aux chauffeurs qui mettent des costumes-cravates et jouent le jeu de la déférence vis-à-vis des clients. Une révolution, encore une.

Car la question de la mobilité durable est relativement nouvelle dans cette sphère. L'urbanisme nourri à la mobilité individuelle pendant des années a du mal à rompre sous le poids des voitures avec chauffeur, d'Autolib et autres nouveaux agitateurs du numérique. G7 a segmenté son offre entre sa centrale, les taxis bleu pour les familles et Alpha Taxi pour les personnes âgées. Mais cela ne suffit plus.

"Uber est arrivé sans civisme numérique pour rafler le marché", affirme Marie-Xavière Wauquiez qui ajoute que "personne ne nationalisera G7". La chute du prix des licences et la destructuration de ce marché sont alarmants pour cette experte. Tout se jouerait dans les 6 mois à venir. Revoir la formation initiale des taxis, vivre cette concurrence comme une opportunité salutaire de remise en cause, booster les applications mobiles de taxis (visucab, taxyz,...) sont des pistes.