En faisant entrer le groupe PGA dans son capital, en juillet dernier, Jean-Patrice Bernard, dirigeant du groupe familial, soulevait la nécessité « d’accélérer la préparation de l’avenir en structurant plus rapidement notre activité dans le digital ». Pour répondre à ce défi, le troisième groupe de distribution français a développé en interne une nouvelle équipe, pluridisciplinaire, nommée L’Atelier d’Alfred. Celle-ci a pour mission « d’améliorer l’expérience client sous toutes ses formes, soutenir l’activité en maîtrisant et valorisant les données et créer et soutenir les nouvelles sources de croissance ».

« La pertinence de notre réponse est cruciale car elle dessinera le visage de l'activité du groupe demain dans ses aspects les plus visibles (relation client, promotion, marketing) mais aussi les plus profonds à l'entreprise (processus métiers, compétences, architecture IT...) », explique le groupe dans un communiqué.

L’Atelier d’Alfred se veut à la fois une « fonction motrice pour toutes les entités du groupe », « un organe de veille qui détecte les signaux faibles », « une cellule qui diagnostique et identifie les irritants dans les parcours clients » ou encore « un studio de développement qui produit et déploie des solutions technologiques ». Cette structure se présente également comme un point d’entrée pour des acteurs extérieurs (start-up, écoles, pôles de compétitivité...) qui souhaitent travailler avec le groupe. L’opérateur s’est par exemple rapproché récemment de la start-up WeProov pour développer un portique qui permet d'automatiser l'inspection des véhicules d’occasion, actuellement testé dans certaines concessions. Le groupe Bernard accompagne également la société Booj, qui expérimente son service d'autopartage en free floating sur le parc VO de la concession Renault de Bourg-en-Bresse.

L’organisation de L’Atelier d’Alfred repose sur 3 pôles :
- la Digital Factory. Elle s’appuie sur les experts métiers du groupe et les méthodologies agiles pour prototyper rapidement, optimiser les délais de mise en production, et passer à l’échelle.
- un start-up studio qui a vocation à expérimenter de nouvelles activités et de nouveaux services.
- un fond d’investissement (en cours de création) qui concrétise la volonté du groupe Bernard « d’innover en s’appuyant sur des start-up prometteuses sélectionnées avec l’aide d’un analyste. Le fond privilégiera les investissements ciblés sur des activités qui créent de la synergie avec les métiers historiques et dont les perspectives de mise sur le marché lui confèreront un avantage compétitif réel ».

Enfin, l’équipe de l’Atelier accompagnera les 2 500 salariés du groupe à ces nombreux changements, via « des actions de formation et de nouveaux outils collaboratifs ».