La fin d’année 2018 a rappelé des mauvais souvenirs aux professionnels de l’automobile en Espagne. Les immatriculations de voitures neuves ont en effet reculé sur les quatre derniers mois, phénomène qui n’avait pas été observé depuis six ans. En décembre, le marché espagnol a enregistré un repli de 3,5%, à 99 291 immatriculations. Il faut remonter à l’exercice 2012 pour trouver trace d’une baisse des ventes de voitures neuves sur le dernier mois de l’année. Le WLTP, un « ralentissement économique » ainsi qu’un « climat négatif qui entoure l’industrie automobile » sont avancés par les professionnels du secteur pour expliquer cette fin d’exercice compliquée.

Heureusement, les huit premiers mois de l’exercice 2018 avaient été particulièrement florissants. Au final, il s’est vendu 1 321 438 véhicules en Espagne en 2018, soit une croissance de 7% par rapport à 2017. Les immatriculations ont augmenté de 3,7% sur le canal des particuliers, à 663 010 unités, représentant une part de 50,1% des ventes. La croissance a été principalement portée par le canal des sociétés en 2018 : +13,6%, à 420 651 véhicules (31,8% du marché). Les immatriculations aux loueurs de courte durée ont grimpé de 5,7%, à 237 777 unités.

Seat a été la marque la plus commercialisée en Espagne avec 107 328 immatriculations, suivie par Volkswagen (102 954) et Peugeot (98 914). Les Seat Leon et Ibiza ont été les deux modèles les plus plébiscités sur le marché, accompagnés sur le podium par le Nissan Qashqai. La Renault Megane est le modèle de marque française qui a été le plus vendu en 2018 (en 5e position sur le marché).

Enfin, la part des diesels en Espagne est tombée à 35,8% sur l’ensemble de l’année, tandis que celle des essences est montée à 57,5%.