Le marché automobile français (périmètre VPN) a enregistré un mois de janvier plutôt stable en volume, à 155080 immatriculations (chiffres non consolidés), soit un léger repli de 1,13% par rapport au même mois de référence 2018. On peut souligner que cette inflexion correspond aux prévisions annuelles de plusieurs analystes qui placent le marché français en retrait de 1 à 2% sur l’exercice 2019.

En outre, avant de parler de dégradation structurelle de l’économie française, il faut garder à l’esprit que le mouvement social des gilets jaunes a continué à perturber l’activité, rendant complexe l’accès aux concessions dans certaines zones et parasitant les flux logistiques de livraison des véhicules.

Peugeot reste devant Renault

Les groupes français sont à -2,17%, avec un recul un peu plus prononcé pour le groupe Renault (-3,05%). Une baisse qui est notamment liée à un recul de Dacia, qui marque le pas (-5,44%). « Les immatriculations dites « constructeurs » ont été inhabituellement élevées chez Dacia en janvier », pointe un analyste. Chez PSA, Peugeot marque un temps d’arrêt (-5,94%), mais « il faudra garder à l’esprit que les références de comparaison sont élevées pour la marque cette année ». En revanche, Citroën confirme sa bonne orientation (+1,57%), tandis que DS (+21,03%) et Opel (+7,59%) font valoir de belles performances.

Les tracas de Dacia font le bonheur de Volkswagen qui repasse devant la marque française, en réalisant un très bon mois de janvier (10141 unités, soit +17,16%). Les autres marques du groupe sont moins en verve et Audi (-6,88%) et Porsche (-23,34%) composent toujours avec le WLTP, « ce qui pourrait être le cas durant tout le premier trimestre ».

Sur sa lancée de 2018, Toyota continue sa trajectoire de solide progression (+5,11%, à 8357 immatriculations), ce qui est aussi le cas des marques coréennes, Hyundai en tête (+13,17%, à 2785 immatriculations), suivie de Kia (+6,69%, à 3364).

Turbulences sur certains généralistes

Par ailleurs, les temps sont durs pour les marques généralistes : Ford dévisse (-15,48%, à 5860 unités) ; Fiat recule (-6,78, à 4865 unités) ; Nissan continue de boire le calice jusqu’à la lie (-45,02%, à 2546 immatriculations).

Chez les marques japonaises, Suzuki confirme son cycle positif (+15,65%, à 2535 unités. « Premier mois satisfaisant, avec un bon mix par canaux et c’est ce qui importe le plus à la maison-mère, avant le seul volume d’immatriculations en tant que tel », indiquait Stéphane Magnin, directeur de l’activité automobile de Suzuki France. Mitsubishi (+196,48% !) affole les compteurs, quand Mazda (+9,15%) et Honda (+3,38%) connaissent un bon début d’exercice.

Pour le segment premium, alors que les difficultés d’Audi se poursuivent, BMW souffre aussi (-9,71%), tandis que Mercedes-Benz fait parler la poudre (+46,26%, à 4224 unités). Volvo continue d’écrire sa success story avec une nouvelle performance de choix sur le premier mois de l’année (+32,83%, à 1574 unités).


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