Le marché automobile français (périmètre VPN) a enregistré un robuste mois de février en volume, à 172443 immatriculations (chiffres non consolidés), soit une croissance de 2,1% par rapport au même mois de référence 2018 (avec le même nombre de jours ouvrés). Au cumul des deux premiers mois de l’année, le marché est à +0,5%, en ligne avec les prévisions de la majorité des analystes qui tablent sur un exercice stable, voire en léger repli (-1 à -2%).
En outre, il faut garder à l’esprit que le mouvement social des gilets jaunes a continué à perturber l’activité, même si c’est de façon moins prononcée que fin 2018.

Peugeot toujours loin devant Renault

Au global, les groupes français sont plus dynamiques que le marché (+6,2%), mais le panorama est contrasté entre Renault et PSA. Avec une infime progression de 0,2%, le groupe Renault n’endosse pas le rôle de la locomotive. Un état de fait qui s’explique par Renault (-1,3%, déjà loin derrière Peugeot en nombre d’immatriculations) mais aussi par le ralentissement de Dacia, qui a néanmoins redressé la barre (+3,4%) après un mois de janvier très difficile. Notons qu’Alpine a beaucoup livré durant le mois de février (182 unités). Chez PSA, Peugeot reste solide (+2,5%), surtout qu’il « faut garder à l’esprit que les références de comparaison sont élevées pour la marque cette année ». Citroën fait mieux que confirmer sa bonne orientation (+20%), au même titre que DS (+25,6%) et Opel (+24,5%).

Par ailleurs, Volkswagen semble avoir mangé son pain noir et affiche une croissance de 3,1%, dans la foulée d’un excellent mois de janvier (+17,1%). Skoda et Seat sont au diapason, ne quittant plus les taux de progression à deux chiffres (+16,6% chacune). Sans surprise, c’est plus difficile pour les autres marques du groupe : Audi (-6,6%) et Porsche (-68%). Comme nous l’indiquait un analyste dès le début de l’année, cela  « pourrait être le cas durant tout le premier trimestre », le temps d’amortir les effets du WLTP.

Toyota a marqué le pas en février (-0,7%), ainsi que Kia (-6,7% avec un bilan étale au cumul des deux premiers mois). Ce n’est pas le cas de Hyundai (+13,5%), dont « le seul frein réside actuellement dans les approvisionnements », dixit Lionel French Keogh.

Turbulences sur certains généralistes

Par ailleurs, les temps restent durs pour les marques généralistes : Ford en repli (-7,6%), comme Fiat (-7,9), tandis que Nissan continue de dévisser (-31,7%). Après deux mois complexes, mars sera scruté avec attention chez ces acteurs.

Chez les marques japonaises, Suzuki ralentit, mais maintient son cycle positif (+3,6%), surtout que le niveau des commandes est bien orienté. Mitsubishi reste au triple galop (+158,3%), quand Mazda (+22%) confirme son bon début d’année. C’est plus délicat pour Honda (-10,1%).

Pour le segment premium, alors que les difficultés d’Audi se poursuivent, BMW souffre aussi (-18,4%), ce qui profite à Mercedes-Benz (+2,3%). Par ailleurs, Volvo maintient un rythme de croissance très soutenu, avec une nouvelle performance de choix en février (+44,4%). Enfin, à la marge, relevons qu’en février, Tesla a fait presque le double d’immatriculations que Jaguar (même si Jaguar garde le lead au cumul des deux premiers mois de l’année).


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