Cette baisse historique, la première constatée depuis le début de la série de statistiques de l'Insee en 1990, peut s'expliquer par l'inquiétude croissante des conducteurs face à la flambée des prix du gazole. Les Français, qui étaient encore incités il y a quelques années par le gouvernement à acheter des véhicules diesel afin de diminuer l'empreinte carbone, ont été confrontés au revirement des politiques publiques dès 2014, sur le constat que le diesel dégage davantage de gaz nocifs pour la santé.

Les voitures essence, à l'inverse, reprennent du terrain avec un parc en augmentation pour la troisième année consécutive l'an dernier, à 12,67 millions de véhicules, d'après les statistiques de l'Insee. Il faut remonter à 2011 pour trouver un niveau plus élevé de véhicules essence.

D'après une récente étude commandée par Aramis Auto, "40% des possesseurs de diesel ont prévu de changer de comportement, soit en gardant leur voiture jusqu'au bout, soit en essayant de la revendre au plus vite".

Si le marché des voitures neuves est à la hausse en 2018, avec une augmentation de 6,5% des nouvelles immatriculations sur les neuf premiers mois de l'année, la part du diesel est d'ailleurs passée sous la barre des 40%, alors qu'elle était de 73% en 2012, selon les derniers chiffres du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).