Il ne s'agit pas de la plus forte progression par segment, mais sans doute de la plus inattendue : en 2018, les berlines neuves de segment B0 et B1, c'est à dire les citadines, ont cumulé 185 024 immatriculations. Un chiffre en augmentation de 21,1% par rapport à 2017. Le marché s'est révélé porté par la leader du segment, à savoir la Renault Twingo : 46 372 unités distribuées, soit 7351 exemplaires de plus qu'un an auparavant et +18,8%.
La Fiat 500 n'a pas été en reste (25 448 ventes, +24,7%), de même que la Peugeot 108 (20 822 immatriculations, +22,1%), la Citroën C1 (17 053 ventes, +20,5%) ou encore la Fiat Panda (13 781 unités distribuées, +93,7%).

Un top 5 100% franco-italien qui confirme le fait que définitivement, les spécialistes des petits véhicules se trouvent des deux côtés des Alpes.

Mais tandis que la mode est aux SUV, le succès de ces petites autos "traditionnelles" peut surprendre. Depuis 2011, un tel niveau de ventes n'avait pas été vu sur le segment. A l'époque, 195 058 citadines avaient été cédées.... L'année 2011 avait constitué la dernière qui était encore sous influence de la prime à la casse : alors que les véhicules commandés avant le 31 décembre 2010 donnaient encore lieu à 500€ de prime contre la mise au rebut d'une vieille auto, Olivier Veyrier, alors directeur du commerce France de Peugeot, avait confié à L'argus que la marque témoignait de "niveaux de commandes complètement fous".

Pour l'année 2018, le marché s'est révélé sous influence lui aussi. Philippe Buros, directeur du commerce France de Renault, a fait savoir qu'environ 10% des ventes du groupe étaient le fait d'une prime à la conversion. Un peu plus tôt dans l'année, Amaury de Bourmont, son homologue chez Citroën, avait considéré pour sa part qu'environ 40% du volume de vente de la Citroën C1 donnait lieu à une prime à la conversion.