Les véhicules d'occasions devaient intégrer le nouveau système d'immatriculation dès le 15 juin. Mais finalement, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur a préféré, en concertation avec les professionnels, différer cette intégration au 15 octobre prochain. « C’est une sage décision », explique Patrick Bailly, président du CNPA « décaler de quatre mois la mise en place d’un système de cette ampleur n’est pas grave. » La cause : le logiciel mis au point par l’association AAA, Auto-immat, qui s’est révélé incapable de supporter les demandes massives des distributeurs. « Cette défaillance a entraîné un surplus de dossiers d’immatriculation dans les préfectures venant des professionnels concernés », précise le ministère de l’Intérieur. « Sur les 14 000 concessionnaires ou agents habilités, 2 300 ont subi la défaillance de ce concentrateur. » Les autres avaient soit choisi de développer leur propre système, comme dans le réseau Renault, soit ont abandonné très vite ce logiciel et sont revenus aux anciens systèmes. Conséquence : environ 25 % des demandes d’immatriculation se font encore à la main aux guichets des préfectures, soit le double des prévisions réalisées par le ministère. « Cela ne nous pose pas de problème de laisser le système respirer un peu, nous demandons juste que les effectifs aux préfectures ne soient surtout pas réduits pendant la période estivale et que les professionnels ne fassent pas les frais de ce dysfonctionnement.", ajoute Patrick Bailly.
Quatre mois supplémentaire c’est sans doute le temps qu’il faudra pour réécrirele logiciel. En attendant, les modifications de certificats d’immatriculation pour les VO seront donc à la main. Depuis le 15 avril, date d’entrée en vigueur du SIV, 617 791 véhicules ont obtenu un nouveau numéro.