L'Observatoire du Véhicule d'Entreprise (OVE) a le sens de la juste formule : "Après un mois d'août flamboyant, sans doute lié à l'arrivée du WLTP, le soufflé est brutalement retombé en septembre" annonce en effet l'OVE dans son commentaire mensuel.
Il faut dire que, selon l'OVE, le marché des flottes a décroché de 12,1% le mois dernier après une progression de 20,1% en août. Dans le détail, ce sont les VP qui ont surtout souffert en septembre : -18,3% pour 33 011 immatriculations, tandis que les VUL ont connu un tassement de 3% de leurs ventes, avec 26 789 engins distribués.

Toujours sur le seul mois qui vient de s'achever, l'OVE note que "la chute du diesel s'est nettement accélérée, avec un repli des immatriculations à deux chiffres, tant en VP qu'en VUL". La baisse des immatriculations des véhicules à gazole serait de 32,4% pour les seuls VP, de 20,7% si l'on prend aussi en compte les VUL dans le calcul.

BMW, qui réalise environ 30% de ses ventes auprès des entreprises, s'est confié à L'argus sur ce même sujet. Le président du directoire, Vincent Salimon, explique en effet que les ventes auprès des flottes n'ont pas été mirifiques au cours de ces derniers mois en raison du WLTP. Selon le président, comme BMW a homologué en WLTP toute sa gamme un peu avant ses concurrents, ses taux de CO2 étaient de ce fait un peu plus élevés que ceux des autres marques allemandes : "Cela a rendu clients et prospects attentistes" observe Vincent Salimon, avant d'annoncer que la machine venait à peine de se relancer : "Les commandes émanant des grands comptes ont progressé de 35% en septembre" sourit-il.

D'après l'OVE, "sur 9 mois, le marché du véhicule d'entreprise affiche une progression totale de +4% à 599 566 unités (VP+VUL)".