Fourre-tout, le projet de loi sur "la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques" aura eu le mérite de révolter bien des professions concernées.

Ainsi, 500 voitures d'auto-écoles selon la police, 2000 selon les organisateurs, ont bruyamment manifesté autour de la Tour Eiffel, après avoir brièvement ralenti le périphérique parisien.

Les organisations syndicales représentatives ne goûtent guère les amendements déposés sur le projet de loi dit Macron : possibilité de
faire réaliser les examens par des intervenants de l'Etat de type employés de la Poste, contrat de formation et d'évaluation des élèves à distance, suppression des 20 heures de formation pratique obligatoires...

"La sécurité routière ne doit pas être la victime collatérale d'enjeux de pouvoirs entre le ministère de l'Intérieur, avec lequel elle a entamé un important travail de réforme, et le ministère de l'Economie qui entend libéraliser le secteur, au mépris des intérêts des élèves" s'offusque ainsi le CNPA dans un communiqué.
 
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a jugé pour sa part qu'il s'agissait de "mesures de bons sens, très attendues des élèves et de leurs familles" et qu'aucune des mesures portées par le texte n'était de nature à dégrader la sécurité routière...