Evincés de la capitale suite à la fin d’Autolib’ en juillet 2018, et presque voués à la destruction, les véhicules électriques Bluecar ont fait l’évènement les samedi 10 et dimanche 11 novembre 2018 dans la ville de Romorantin. Dans un contexte de hausse du prix des carburants, les habitants du Loir-et-Cher mais aussi d’autres départements plus lointains sont venus en masse pour acquérir l’un des modèles électriques d’occasion proposés à la vente sur le parking d’un supermarché. Les Bluecar, qui avaient roulé en moyenne 100 000 km, étaient proposées au prix moyen de 3 700 euros le premier jour (avec batterie et chargeur), puis de 4 500 euros le second*. Selon la Nouvelle République, plus de 270 véhicules ont été commercialisés à l’issue de ce premier week-end. Initialement, seule une cinquantaine d’exemplaires devaient être proposées à la vente.

A l’origine de cette initiative, le garage Cavarec, adhérent du réseau Bosch Car Service. Soucieux « d’éviter un gâchis écologique », les gérants de l’entreprise ont souhaité redonner une nouvelle chance aux véhicules qui étaient en attente de destruction dans le centre de VHU de Pruniers-en-Sologne (Indra). Au total, ce sont plus de 3 000 Bluecar qui ont été rapatriées de Paris vers Romorantin.

Seule une petite partie a donc été commercialisée lors de cette opération. Pour la plupart des acheteurs, la Bluecar sera utilisée comme second véhicule pour des petits trajets. Le véhicule est doté d’une autonomie comprise entre 250 km (en ville) et 150 km (hors agglomération).

*Depuis le 1er janvier 2018, dans le cadre de la prime à la conversion, les ménages non imposables peuvent bénéficier d’une prime de 2 000 euros pour l’achat d’un VE d’occasion - celle-ci s’élève à 1 000€ pour les ménages imposables – contre la mise au rebut d’un vieux véhicule diesel ou à essence.