Des ventes en hausse de 20,2% avec 35 542 véhicules neufs distribués, une part de marché de 1,6%... La direction de Hyundai France est satisfaite de l'exercice 2018. D'autant plus que selon Lionel French-Keogh, son directeur général, "la rentabilité du réseau a été stable à 1,3% environ, mais sur un chiffre d'affaires en hausse de 13%".

Les 188 points de vente (+8 en 2018) qui composent le réseau du plus grand constructeur coréen ont fait de bonnes affaires car "la croissance ne s'est pas faite que sur les nouveautés" selon le directeur : "Cela a été notre meilleure année sur les i10 et i20, notre meilleure année sur la ioniq, et notre meilleure année en commandes sur l'i30" a-t-il ajouté.

Selon les statistiques, en dehors des modèles en fin de vie, seul le Tucson, qui a été le modèle le plus vendu de Hyundai l'an dernier, s'est avéré en recul de 12,1%. L'i10 a progressé de 46,6%, l'i20 de 4% avec 8740 immatriculations, ce qui en a fait la deuxième Hyundai neuve la plus vendue de France. Cette croissance sur les petits véhicules a été soutenue par la prime à la conversion, qui guide mécaniquement les automobilistes vers des véhicules peu émetteurs de CO2. Lionel French-Keogh pense qu'il en sera de même en 2019.

L'activité véhicules neufs s'est donc bien comportée, tandis que le véhicule d'occasion n'aurait pas déçu non plus : 0,6 VO vendu pour un VN, mais "le réseau voudrait toujours plus" selon le dirigeant. Certains distributeurs inciteraient même la marque à vendre plus d'automobiles aux loueurs de courte durée de manière à les voir revenir dans le réseau quelques mois plus tard. Un sport à hauts risques que Lionel French-Keogh se refuse à pratiquer intensivement pour préserver les valeurs résiduelles des véhicules.

Toutefois, le réseau a, en 2018, effectué moins de reprises en raison justement de la prime à la conversion. Bien des voitures de clients sont parties à la casse... Une tendance sans doute à surveiller pour le réseau en 2019.