Le président américain Donald Trump a fait savoir qu'il avait toujours l'intention de taxer les importations aux Etats-Unis de véhicules en provenance de l'Union européenne. Citant une source proche du dossier, l'agence de presse allemande DPA a écrit dimanche 2 décembre 2018, que les dirigeants de Volkswagen, Daimler et BMW auraient des discussions avec le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, et le représentant au Commerce des Etats-Unis, Robert Lighthizer.

Contactées par l'AFP, les trois grandes firmes allemandes n'ont pas fait de commentaires. Mais une source fiable a confirmé que la rencontre était prévue pour le mardi suivant.

Selon DPA, les patrons de Volkswagen, Herbert Diess, et de Daimler, Dieter Zetsche, devraient prendre part aux entretiens à la Maison Blanche, mais la présence du patron de BMW, Harald Krueger, demeure incertaine.

Les constructeurs automobiles allemands espèrent convaincre le président Trump de ne pas mettre en application sa menace d'imposer une taxe de 25% sur les véhicules importés.

La Maison Blanche avait annoncé fin mai son intention d'imposer des droits de douane de l'ordre de 25% sur les importations automobiles pour défendre ce secteur, symbole de l'industrie manufacturière des Etats-Unis. Une menace particulièrement redoutée en Allemagne, où l'automobile est un secteur clé de l'économie.

En juillet, le président américain s'était mis d'accord avec le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker pour ne pas imposer de nouvelles taxes tant que les négociations se poursuivent. Mais fin novembre, le Donald Trump a signalé qu'il était toujours en faveur de l'entrée en vigueur de taxes sur les importations de voitures aux Etats-Unis.

Le département américain au Commerce est en train de finaliser ses recommandations sur les droits de douane. La commissaire européenne au Commerce a averti que toute taxe américaine sur les importations de voitures provoquerait des représailles immédiates.

Le président Trump s'était un jour plaint qu'il y avait trop de Mercedes à New York, ce à quoi le ministre allemand de l'Economie de l'époque avait répondu que les Américains n'avaient qu'à "fabriquer de meilleures voitures".