En novembre dernier, le gouvernement estimait que plus de 300 000 demandes de primes à la conversion allaient être enregistrées en 2018. Selon les récentes données publiées par le CNPA et le Ministère de la transition écologique et solidaire, ce sont très exactement 295 765 dossiers qui ont été déposés l’an passé. Un chiffre trois fois supérieur aux prévisions initiales.

Dans le détail, les foyers non imposables ont représenté 71% des demandes, contre 29% pour les foyers imposables. Si aucune donnée statistique ne détermine le profil des véhicules achetés, selon les professionnels interrogés l’an passé il s’agissait principalement de citadines, affichant un prix moyen autour de 10 000€. Les véhicules d’occasion ont concentré 61% des demandes contre 39% pour les voitures neuves.

48% des primes ont été versées pour l’achat d’un véhicule diesel, 47% pour un modèle à essence et 5% pour l’achat d’un véhicule électrique.

Les distributeurs, qui ont souvent assurer l’avance de trésorerie, ont réalisé 200 265 dossiers de prime à la conversion en 2018, soit deux tiers du nombre total, contre 95 500 pour les particuliers. Le taux d’éligibilité moyen d’une demande s’est élevé à 86%, celui-ci atteignant 97% via le circuit des concessionnaires.

Enfin, quatre régions hexagonales ont enregistré plus de 20 000 dossiers déposés par des distributeurs l’an passé : la Nouvelle-Aquitaine (24 029 dossiers), l’Occitanie (22 844), les Hauts-de-France (22 496) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (21 614). A noter que seuls 10 493 dossiers ont été déposés en Île-de-France.

-A lire aussi Prime à la conversion : tout va mieux, selon le gouvernement