Les marchés sont en forme, l'essence est de retour dans les concessions, les émissions de CO2 sont donc elles aussi de retour en ce premier semestre 2018. Selon les observations du service des statistiques du ministère de l'Environnement, "en juin, les émissions moyennes de CO2 des voitures diminuent légèrement (- 0,1 g/km) après deux mois consécutifs de hausse et s’établissent à 112,0 g/km". Soit une moyenne supérieure à celle de l'année 2017, quand les VN avaient émis 110,9 g.

En Allemagne, la situation ne diffère guère : 129,5 g d'émissions de CO2 en moyenne en juin, 127,9 g un an auparavant, l'affaire évolue comme en France. Et en Italie... aussi : 112,4 g de CO2 émis par les véhicules neufs au premier semestre, soit une légère remontée de 0,3 g après des années de baisse interrompues.

Mais alors même que les émissions remontent, l'Europe, plus particulièrement le Parlement européen, s'apprête à édicter les moyennes d'émissions légales à respecter pour 2025 et 2030. L'association des constructeurs européens (ACEA) s'en est émue de nouveau : "Une nouvelle étude présentée au Parlement montre que les objectifs de CO2 proposés par certains députés sont tout simplement impossibles à réaliser compte-tenu de des problèmes d'infrastructures" a fait savoir l'association.
Celle-ci fonde son propos sur le fait que pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, les efforts sur les moteurs thermiques sont désormais insuffisants. De ce fait, il faut passer à l'électrique, et mettre à la route des voitures "zéro émission" requiert une infrastructure de recharge développée. Ce qui est loin d'être le cas à l'échelle du vieux continent.