Les fournisseurs des constructeurs automobiles ont bénéficié de la reprise d’activité de leurs clients donneurs d’ordre.

« Dans un contexte de reprise de la production de véhicules légers en Europe (+4,6%) et en France (+4,4%), les ventes des usines françaises d’équipements automobile ont atteint 15,6 milliards d’euros en 2014, soit une hausse de 4,2% par rapport à l’année précédente», indique la fédération des équipementiers (FIEV) dans un communiqué.

Le montant des exportations s’est également inscrit en progression de 2% par rapport à 2013, leur part dans le total des ventes restant stable à 54%.

Première monte et rechange en progression

Ces 15,6 milliards d’euros se répartissent comme suit :

  • les ventes, à partir du territoire national, aux constructeurs mondiaux pour la première monte ont totalisé 13,3 milliards d’euros, en progression de 4,5%.
  • les ventes réalisées en France ou à l’étranger sur le marché de la rechange (qui inclut la rechange constructeur et la rechange indépendante) ont représenté 2,3 milliards d’euros, soit une hausse de 2,6%.

Avec 73.700 personnes employées au 31 décembre 2014, les effectifs de la profession se sont à nouveau contractés, de 3,5%.


Un excédent des échanges qui se réduit

Les statistiques douanières du commerce qui prennent en compte, à la fois les échanges dont les équipementiers sont à l’origine, et l’ensemble des échanges d’équipements réalisés par les constructeurs et les distributeurs, font état d’un solde commercial de la branche « équipements pour automobiles » excédentaire de 1,55 milliard d’euros à fin 2014.


Ce résultat traduit toutefois un recul de 28% par rapport à 2013, dû à l’effet combiné de la hausse des importations (+1,2%) et de la baisse des exportations (-2%).

Un besoin d'ajuster encore les effectifs

« Si de nombreux équipementiers enregistrent de bonnes, voire très bonnes, performances sur les marchés internationaux où ils déploient de plus en plus leurs activités, ils restent néanmoins largement tributaires, au plan national, d’une production automobile qui n’a pas retrouvé son niveau d’avant-crise et qui les contraint à poursuivre un ajustement régulier de leurs effectifs », commente la FIEV.

Cette baisse d’activité sur le site France se répercute également dans la balance commerciale qui, bien qu’encore excédentaire, poursuit son érosion.