L’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE) a dévoilé les résultats de la quatorzième édition du baromètre flottes, réalisé avec l’institut CSA, pour lequel il a interrogé 303 gestionnaires de parc en France (du 15 janvier au 6 févier 2018). 162 entretiens ont été réalisés auprès de sociétés de 1 à 99 salariés, et 141 auprès d’entreprises de 100 salariés et plus.

Pour faire écho à une actualité de plus en plus brulante, à savoir le passage de la réglementation NEDC à la WLTP au 1er septembre 2018, l’OVE a ainsi demandé aux gestionnaires de parc si cette nouvelle norme aura un impact sur leur flotte de véhicules.
47% des entreprises françaises interrogées (toutes tailles confondues) ont répondu par l’affirmative (contre 44% en Europe). Dans les entreprises de moins de 10 salariés, 32% anticipent un impact dans les trois prochaines années, une part qui atteint 54% au sein des grandes sociétés (100 à 250 salariés) et grimpe à 72% chez les plus grandes (plus de 250 salariés). En revanche, seuls 17% des dirigeants sondés ont répondu que leur car policy avait déjà été impactée par ces tests (18% en Europe), une proportion qui grimpe à 21% chez les grandes entreprises, et à 33% chez les très grandes.



L'hybride en tête des énergies alternatives


L’OVE a ensuite naturellement mis le curseur sur le développement des énergies alternatives. 41% des gestionnaires de parc ont répondu qu’ils avaient déjà envisagé l’utilisation d’énergies « propres » dans au moins une de leur flotte dans les trois ans à venir (44% en Europe). La proportion monte à 75% dans les plus grandes entreprises hexagonales. Parmi ces énergies, l’hybride arrive en tête (plébiscité par 30% des répondants français), suivi par le véhicule électrique (26%) et l’hybride rechargeable (22%). Les intentions sont là mais la proportion d’entreprises ayant déjà mis en place au moins une énergie alternative dans leur parc actuel demeure encore faible : 19% en France (toutes entreprises confondues) contre 23% en Europe.
 

Le CO2 bien plus considéré que le NOx


Dans la réflexion des gestionnaires de parc pour établir leur car policy, il apparait que le CO2 reste l’émission la plus considérée (52% des répondants), devant les particules fines (44%) et le Nox (24%). 44% ont répondu qu’ils ne prenaient en compte aucune de ces émissions.

L’Observatoire du véhicule d’entreprise confirme une tendance déjà observée dans les précédents baromètres : la location de longue durée s’impose de plus en plus comme le moyen numéro 1 pour le financement des flottes. La LLD affiche une part de 38% dans les entreprises françaises interrogées (28% en Europe), et devance la LOA (24%) et le crédit classique (14%). Ce dernier mode de financement a presque totalement disparu dans les grandes et très grandes entreprises, qui plébiscitent largement la LLD, respectivement à 60% et 71%. La LOA (33%) et la crédit (31%) continuent de dominer dans les petites sociétés mais la LLD monte en puissance : ce mode de financement est passé de 5 % en 2015 à 11 % en 2018.

35% des entreprises ont d’ailleurs répondu qu’elles avaient l’intention de développer la LLD dans les trois prochaines années.

Enfin, il ressort de ce baromètre que 45% des entreprises françaises recourent déjà aux nouvelles solutions de mobilité que sont l’autopartage (24%), le covoiturage (22%) ou encore le crédit mobilité (16%). A cet égard, la France est un peu plus en avance que le reste de l’Europe (37 %). Ces mobilités alternatives sont davantage répandues dans les grandes (54%) et très grandes entreprises (72%).