Dans les milieux de la haute finance, le bilan mondial de l’exercice 2018 est jugé inquiétant. En effet, il atteint son niveau le plus bas depuis la grande crise de 2008 et 6000 milliards d’euros ont disparu. Parmi quelques exemples notables, soulignons l’indice Dow Jones à son plus faible niveau depuis 2008, ou encore le Dax allemand à -16%, sans oublier un recul de 25% sur le marché des actions en Chine. On pourrait aussi évoquer les crises excessivement sévères en Argentine ou en Turquie.
Au niveau des monnaies, l’année a aussi été difficile, l’euro en étant une parfaite illustration. Idem pour le cours du pétrole.

La valorisation de Valeo s'est désintégrée, alors que le groupe affiche des carnets de commandes pleins et sécurisés...

Dans ce contexte, les valeurs automobiles ont été particulièrement mises à l’épreuve et le dieselgate et les négociations acharnées sur les émissions polluantes ont accentué le phénomène. Si la plupart des constructeurs ont souffert, le sort le plus rude a été réservé aux équipementiers. Un paradoxe quand on sait que leur poids dans la valeur augmentée des véhicules ne cesse de progresser et que leurs carnets de commandes sont souvent bien remplis pour les années à venir. Si on s’en tient aux seuls équipementiers français, Valeo a connu une annus horribilis sur le front de sa valorisation : - 60% ! Plastic Omnium et Faurecia sont aussi très chahutés et déplorent un recul d’un tiers de leur valorisation respective. Bien que ce soit à un degré moindre, même Michelin a dû réviser ses objectifs à la baisse, engendrant une sanction des places de marchés.